Le corps de Vincent Lambert a été restitué à sa veuve après autopsie

Le procureur de Reims Matthieu Bourrette à Reims (Marne), le 11 juillet 2019.
Le procureur de Reims Matthieu Bourrette à Reims (Marne), le 11 juillet 2019. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Une procédure judiciaire est en cours pour déterminer les causes de la mort du patient en état végétatif.

Le corps de Vincent Lambert a été remis vendredi 12 juillet, dans l'est de la France, à sa veuve Rachel à l'issue de l'autopsie pratiquée à Paris et le permis d'inhumer a été délivré, a fait savoir le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette. La veille, le procureur avait indiqué avoir ouvert une enquête en "recherche des causes de la mort" pour vérifier que l'arrêt des traitements de cet ancien infirmier de 42 ans, victime d'un accident de la route en 2008, était conforme à la loi. 

La fin d'un long feuilleton judiciaire

Le 2 juillet, le docteur Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du CHU de Reims, avait engagé un nouvel arrêt des traitements, effectif depuis le 3 au soir, processus rendu possible le 28 juin par la Cour de cassation. Outre l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation par sonde, le protocole prévoyait notamment une "sédation profonde et continue".

Le décès de Vincent Lambert met un terme à un long feuilleton judiciaire et médiatique, qui a vu sa famille se déchirer. D'un côté les parents, fervents catholiques hostiles à un arrêt des traitements. De l'autre, son épouse, six frères et sœurs et son neveu dénonçaient un "acharnement thérapeutique". Vincent leur aurait confié oralement préférer mourir que de vivre "comme un légume" mais il n'avait pas rédigé de directive anticipée.

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