Affaire Vincent Lambert : comment se déroule l'arrêt des soins d'un patient

Soir 3

En pleine affaire Vincent Lambert, l'infirmière Marion Broucke a expliqué, jeudi 11 juillet, comment est géré l'arrêt des soins d'un patient. Elle défend notamment la loi Claeys-Leonetti qu'elle estime toujours adaptée, malgré les nombreux débats sur la fin de vie.

Infirmière depuis 10 ans en unité de soins palliatifs à Villejuif (Val-de-Marne), Marion Broucke dénonce, jeudi 11 juillet, la mauvaise utilisation de certains termes dans le débat public."On a entendu très régulièrement l'arrêt des soins, notamment pour l'affaire Vincent Lambert. On arrête jamais les soins chez personne. On accompagne jusqu'au bout les patients", rappelle-t-elle. "On a beaucoup discuté de l'arrêt de l'alimentation. On a dit que Vincent Lambert allait mourir de faim et de soif. Seulement, on a arrêté autre chose, on a arrêté un traitement : la nutrition artificielle et l'hydratation artificielle." Elle estime que cela joue dans l'imaginaire collectif, laissant penser qu'il meurt de faim alors qu'il ne ressentait en réalité aucune sensation.


Un cas exceptionnel


Marion Broucke souligne que l'arrêt des traitements concerne environ 100 000 cas en France chaque année. La plupart du temps, elle est confrontée à des familles où un consensus autour de la décision finit par se mettre en place. Contestée durant l'affaire Vincent Lambert, la loi Claeys-Leonetti parait toujours d'actualité selon elle. "C'est une des lois les plus évoluées au monde. C'est une loi qui est absolument parfaite quand on ne l'interprète pas et qu'on l'utilise à bon escient", souligne l'infirmière. Elle permettrait d'éviter les morts dans la souffrance ainsi que "l'acharnement thérapeutique". 

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