VIDEO. L'affaire Bonnemaison "conforte" la nécessité de "faire évoluer" la loi, dit Le Foll

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Le porte-parole du gouvernement a réagi à l'annonce de l'acquittement surprise du docteur Nicolas Bonnemaison, jugé aux assises pour la mort de sept patients en fin de vie.

Le verdict surprise du procès Bonnemaison va-t-il entraîner une réforme de la loi sur la fin de vie ? Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a estimé que l'affaire Bonnemaison confortait" la volonté du gouvernement de "faire évoluer le cadre législatif". Nicolas Bonnemaison, urgentiste accusé d'avoir abrégé la vie de sept patients en phase terminale, a été acquitté mercredi 25 juin par la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau.

Un procès devenu celui de l'euthanasie

Le porte-parole du gouvernement a été interrogé sur le verdict, lors de son point de presse hebdomadaire à l'issue du Conseil des ministres. Il a toutefois souligné qu'il s'agissait d'"une décision de justice", ajoutant que "par définition", il ne la commenterait pas.

Ancien urgentiste à l'hôpital de Bayonne, le médecin de 53 ans était poursuivi pour sept "empoisonnements" de malades très âgés et en fin de vie en 2010 et 2011, des personnes particulièrement "vulnérables". Il était accusé d'avoir administré des médicaments ayant accéléré leur mort, en dehors de tout protocole.

Pour ces faits, il risquait la réclusion criminelle à perpétuité. Mardi, l'avocat général avait cependant requis uniquement cinq ans de prison avec sursis et n'avait pas demandé d'interdiction d'exercer la médecine. Le praticien a finalement été acquitté de l'ensemble des faits.

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