Fin de vie : "Il y aura dans ce mandat" une "loi qui complétera ce qui est insuffisant", estime un député LREM

Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône, rapporteur de la mission d’information sur la révision de la loi relative à la bioéthique, le 8 novembre 2017, à Paris.
Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône, rapporteur de la mission d’information sur la révision de la loi relative à la bioéthique, le 8 novembre 2017, à Paris. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône, rapporteur de la mission d’information sur la révision de la loi relative à la bioéthique, a estimé, mardi sur franceinfo, qu'il fallaitfaire évoluer la loi sur la fin de vie.

Alors que l'avis rendu, mardi 25 septembre, par le comité consultatif national d'éthique ne prévoit pas de modification de la loi et insiste sur la nécessité que cette loi soit mieux appliquée et respectée, Jean-Louis Touraine a fait "le pari", sur franceinfo, qu'"il y aura dans ce mandat une loi qui complètera ce qui est insuffisant". Pour le député LREM du Rhône, rapporteur de la mission d’information sur la révision de la loi relative à la bioéthique, le gouvernement ne ferme pas la porte à une modification de la loi sur l'accompagnement des patients en fin de vie.

En France, on meurt mal. Probablement, nous sommes l'un des pays d'Europe occidentale où les conditions de fin de vie sont les plus défavorables.Jean-Louis Touraineà franceinfo

Jean-Louis Touraine assure que "tout ce qui existe sera maintenu [la loi Léonetti, relative aux droits des malades et à la fin de vie]. On pourra ajouter la possibilité, comme le demande le Conseil économique et social, la possibilité d'une administration d'un produit létal dans certaines conditions très encadrées par la loi".

Le député LREM ne demande "ni le modèle suisse, le suicide assisté, ni tout à fait le modèle belge, l'euthanasie, c'est un modèle sur lequel nous avons réfléchi déjà depuis longtemps (...). Nous développons progressivement un système qui permettrait effectivement de mettre un terme à des vies jugées très insupportables au terme de maladies sévères et incurables. Cela concerne une minorité des décès. On estime que c'est de l'ordre de 1% peut-être, des patients, des morts", a-t-il expliqué.

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