Nathalie Loiseau se dit "soulagée" de la suppression de l'ENA, qu'elle a dirigée pendant cinq ans

Nathalie Loiseau, le 2 octobre 2012, dans ses bureaux au sein de l\'ENA, lors de sa nomination à la tête de l\'école.
Nathalie Loiseau, le 2 octobre 2012, dans ses bureaux au sein de l'ENA, lors de sa nomination à la tête de l'école. (FRED DUFOUR / AFP)

La candidate aux élections européennes, en tête de la liste portée par LREM, avait dirigé l'ENA avant de faire son entrée au gouvernement.

Nathalie Loiseau, à la tête d'une liste portée par LREM aux élections européennes, s'est dite "soulagée", dimanche 28 avril, de la suppression de l'Ecole nationale d'administration (ENA), qu'elle a dirigée de 2012 à 2017. Jeudi, lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a confirmé son intention de supprimer la prestigieuse école, dont il est diplômé, à la différence de Nathalie Loiseau.

"Je suis soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", a expliqué la tête de la liste Renaissance, qui agrège La République en marche, le MoDem et leurs alliés sur Radio J. "Je sais ce que j'ai pu faire pendant cinq ans à essayer de réformer cette école, il y a des choses que j'ai réussies, dont je suis fière, mais je sais aussi les limites auxquelles je me suis heurtée", a-t-elle développé, en pointant notamment "le manque de diversité" des élèves.

"L'élite, c'est pas un gros mot"

Nathalie Loiseau appelle à ce "qu'il n'y ait pas de discrimination sur l'origine, qu'elle soit sociale, qu'elle soit géographique, qu'elle soit culturelle". "On se pose tous les mêmes questions : est-ce qu'on recrute vraiment tous les talents, ou est-ce qu'il y a une distorsion avant que les gens arrivent jusqu'à nous ?", a-t-elle interrogé. "La sélectivité, c'est pas un gros mot, l'élite, c'est pas un gros mot", a-t-elle répondu, "mais sans autre distinction que celle de leur vertu et de leur talent".

A propos du classement de l'ordre de sortie de l'ENA, l'une des plus régulières et virulentes critiques contre l'école, Nathalie Loiseau a considéré qu'"il y avait là un sujet". "Qu'il y ait une aristocratie et un tiers-état à la sortie des écoles de service public, poser la question, c'est y répondre", a-t-elle fait valoir.

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