Duel éco : supprimer l'ENA, une bonne idée ?

France 3

En plateau, Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés, et Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Échos, débattent sur la question.

Jeudi 25 avril, lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron pourrait annoncer la suppression de l'ENA. Pour Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés, il s'agit d'une mesure "très démagogique". Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Échos, estime quant à lui que c'est une manœuvre "un peu facile". "On aimerait que le chef de l'État dise pourquoi ? Qu'est-ce qui ne fonctionne pas ?", ajoute-t-il en plateau.

Deux problèmes ?

Pour Dominique Seux, l'ENA a deux problèmes. "Il n'y a pas assez de brassage dans la direction des très hautes administrations. Il n'est pas normal que seuls des énarques puissent accéder aux plus hautes directions. (...) Le second problème qui me semble le plus important, c'est que curieusement, les meilleurs cerveaux se dirigent vers les corps dits de contrôle : Conseil d'État, Cour des comptes, l'inspection des Finances. Ils vont contrôler les autres, ils ne sont pas dans l'action", détaille-t-il.

Christauphe Ramaux estime quant à lui que le gros problème de l'ENA est un problème "d'orientation" et non d'école. "Aujourd'hui, on a dans les têtes, le libéralisme qui l'a emporté, et du point de vue du contenu de l'enseignement, on les forme à 'Comment privatiser ? Comment satisfaire les intérêts de la finance ? Comment se plier aux injonctions de Bruxelles'", déplore le membre des économistes atterrés.

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