Quels changements pour la réforme des rythmes scolaires ?

Le ministre de l\'Education nationale, Benoît Hamon, le 17 avril 2014 à Maxeville (Meurthe-et-Moselle).
Le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, le 17 avril 2014 à Maxeville (Meurthe-et-Moselle). ( AFP )

Le nouveau ministre de l'Education Benoît Hamon maintient la semaine à cinq jours dans le primaire. Mais il va offrir des possibilités d'aménagement du temps périscolaire.

Pas question de mettre à bas la réforme phare de son prédécesseur. Benoît Hamon a confirmé sur RTL, vendredi 25 avril, qu'il allait maintenir la réforme des rythmes scolaires, qui généralise les cinq matinées de classe à l'école primaire. Le nouveau ministre de l'Education nationale a ainsi déclaré : "Nous conserverons ce socle : pas de retour aux quatre jours". Le ministre tient aux cinq matinées de classe obligatoire, car il estime que cela correspond aux pics de concentration des enfants.

RTL

Mais pour répondre à la grogne des municipalités confrontées à des problèmes en termes de financement et de ressources humaines, le ministre a annoncé plusieurs assouplissements. Francetv info fait le point sur ces évolutions.

Regrouper les activités périscolaires

Benoît Hamon a d'abord expliqué que plutôt que de consacrer une heure par jour aux activités périscolaires, celles-ci pourraient être concentrées sur une demi-journée de la semaine. Cela facilitera "une organisation du temps scolaire qui permet de passer des partenariats avec des associations, un conservatoire et d'organiser plus simplement le temps périscolaire."

Le ministre de l'Education répond ainsi à une demande exprimée en zone rurale, où il était parfois compliqué de recruter un animateur pour un temps d'atelier assez court, comme l'explique Le Monde.

Raccourcir la semaine de classe

Benoît Hamon a également annoncé la possibilité pour les écoles d'alléger encore la semaine et "de faire par exemple une semaine à 23 heures", soit une heure de moins par semaine. Les 36 heures par an non travaillées seraient rattrapées par une semaine de cours supplémentaire, qui serait retirée des vacances scolaires.

Pour pouvoir choisir cette option, il faut un accord "avec la commune, la communauté enseignante, évidemment le rectorat et que l'objectif de cette nouvelle organisation du temps scolaire soit toujours la réussite de l'élève", a précisé le ministre.

Une école à la carte

Pour résumer, Benoît Hamon offre donc un cadre plus souple aux municipalités qui pourront organiser le temps scolaire à leur guise tant qu'elles respecteront les cinq matinées par semaine, les huit demi-journées de classe et les 864 heures de cours sur l’année. Les écoles pourront ainsi décider de choisir le samedi matin plutôt que le mercredi matin pour passer à cinq jours. Pour Le Monde, cet assouplissement présente l'inconvénient de créer à nouveau "une France à plusieurs vitesses".

Potentiellement, toutes les communes peuvent choisir d'expérimenter cet assouplissement. "Pour changer, il faudra que le maire et l'école s'entendent sur un nouveau projet qui réponde au cadre expérimental" avant de déposer un projet, explique Benoît Hamon au Monde. Les textes définitifs doivent être présentés début mai et le ministre confirme que 100 % des enfants scolarisés dans l'enseignement public passeront aux cinq jours l'an prochain.

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