Rythmes scolaires : les aides aux communes récalcitrantes supprimées en 2015-2016 ?

Le collectif des Gilets jaunes, opposé à la réforme des rythmes scolaires, manifeste le 27 septembre 2014 à Mulhouse (Haut-Rhin).
Le collectif des Gilets jaunes, opposé à la réforme des rythmes scolaires, manifeste le 27 septembre 2014 à Mulhouse (Haut-Rhin). ( MAXPPP)

Le ministère de l'Education nationale réfléchit au versement des aides l'an prochain. Il pourrait envoyer un message aux maires qui traînent des pieds pour appliquer la réforme.

Le ministère de l'Education nationale va-t-il couper les vivres aux mairies qui n'appliquent pas correctement la réforme sur les rythmes scolaires ? France Info affirme mercredi 1er octobre, sur son site, que les communes qui refusent de mettre en place de véritables activités périscolaires sur le temps dégagé par la réforme sont dans son viseur.

Ces nouvelles activités sont suggérées par la loi, mais pas obligatoires. Ainsi, certaines communes ont choisi de proposer une simple garderie. Elles mettent en avant des difficultés financières pour la mise en place d'activités.

Actuellement, pour permettre à chaque commune d'appliquer la réforme, l'Etat leur verse une aide via un fonds d'amorçage. Ce fonds est de 360 millions d'euros pour 2014-2015, soit 50 euros par enfant. Les communes en difficulté peuvent aussi percevoir une aide supplémentaire de 40 euros. 

Seules les zones en difficulté sont assurées de recevoir une aide

Ce fonds n'est pas destiné à durer : dès le 7 mai, l'ex-ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, avait annoncé que le fonds d'amorçage serait réduit lors de la rentrée suivante, en septembre 2015, et calibré pour venir en aide aux communes qui rencontrent des problèmes.

"Pour l'heure, seules les zones les plus en difficulté sont assurées de recevoir de l'argent pour l'année scolaire 2015-2016. Pour les autres, rien n'est encore budgété", affirme France Info mercredi. Le ministère a déclaré à la radio qu'il "réfléchissait". "Si ce fonds-là est pérennisé", alors il faudra le "conditionner" à la réalité des activités mises en place, prévient le ministère, qui veut surtout envoyer un signal politique aux maires récalcitrants.

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