Rythmes scolaires : le maire de Toulon ne veut pas appliquer la réforme

Le sénateur-maire de Toulon (Var), Hubert Falco, le 14 mars 2014.
Le sénateur-maire de Toulon (Var), Hubert Falco, le 14 mars 2014. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Sur Europe 1, Hubert Falco a annoncé son intention de boycotter la réforme des rythmes scolaires.

Il ne veut pas de cette réforme. Le maire UMP de Toulon (Var) a annoncé, vendredi 11 avril sur Europe 1, qu'il boycotterait les nouveaux rythmes scolaires, réforme qui doit s'appliquer à toutes les communes pour la rentrée 2014. Hubert Falco juge que la facture est trop salée.

Selon lui, sa mise en place coûterait 1,5 million d'euros à la ville de Toulon. Or, "l’aide à la commune octroyée par l’Etat est en diminution de 2,5 millions d’euros", dénonce-t-il. L'édile refuse d'augmenter les impôts locaux, seul moyen de compenser cette baisse des subventions.

"L'éducation est la compétence exclusive de l'Etat"

Hubert Falco mettra-t-il sa menace à exécution ? Ce coup d'éclat ressemble fort à un moyen de pression sur le gouvernement pour obtenir plus d'aides après les déclarations du Premier ministre promettant "assouplissement" et "concertation" sur ce sujet sensible.

Même s'il refusait de mettre en place cette réforme, Hubert Falco sera obligé d'appliquer la semaine de 4,5 jours. "L'éducation est la compétence exclusive de l'Etat, remarque Julien Giusiano, secrétaire départemental SNUipp-FSU du Var, sur BFMTV. Par conséquent, l'école se terminant à 15h30, soit les enfants sont pris en charge par la municipalité, soit ils sont dans leur famille ou dans la rue."

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