Le nouveau bac, du stress pour les élèves ? "Il ne faut pas exagérer et dire qu'il y a une crise sanitaire pour le pays", répond la PEEP

Un élève lors de l\'épreuve de philosophie du baccalauréat, le 18 juin 2018 à Strasbourg (Bas-Rhin).
Un élève lors de l'épreuve de philosophie du baccalauréat, le 18 juin 2018 à Strasbourg (Bas-Rhin). (FREDERICK FLORIN / AFP)

À cinq jours de la première session du contrôle continu du nouveau baccalauréat, la fédération des parents d'élèves assure que les élèves ne sont pas stressés par ce système. "Il faut continuer dans ce sens", selon son porte-parole.

Dans une tribune publiée dans le journal Libération, "Le bac Blanquer ne passera pas", un collectif de professeurs de lycée, d'universitaires et de parents d'élève annonce leur volonté de boycotter le baccalauréat alors que le 20 janvier prochain, doivent se tenir les premières épreuves communes de contrôle continu.

Selon le collectif, les élèves "sont sous pression, le stress monte, les crises d’angoisse se multiplient". "Il faut rester raisonnable", répond mercredi 15 janvier sur franceinfo Hubert Saläun, porte-parole de la PEEP, la fédération des parents d’élèves de l’enseignement public. "Il ne faut pas exagérer et dire qu'il y a une vraie crise sanitaire pour le pays", affirme-t-il.

franceinfo : Ce système stresserait les élèves. Êtes-vous d'accord ?

Hubert Saläun : Je ne partage pas ce constat. Des élèves j'en ai vus, j'ai fait des conseils de classe et les élèves ne sont pas dans un état de stress. Il ne faut pas exagérer et dire qu'il y a une vraie crise sanitaire pour le pays, il faut rester raisonnable. Il y a des soucis de stress, mais ces élèves-là ont déjà été stressés au moment du brevet. On ne peut pas épargner le stress qui est quelque chose de normal quand les élèves travaillent et sont évalués à l'école.

Ces nouvelles épreuves posent-elles vraiment problème ?

L'enjeu n'est pas aussi important qu'on veut bien le dire sur les E3C, épreuves communes du contrôle continu, qui existent déjà aujourd'hui. Les élèves sont évalués régulièrement, ils ont l'habitude. Avec les E3C, les élèves vont être évalués 3 fois en histoire-géo entre la première et la terminale. Deux fois en première et une fois en terminale. Le coefficient est de 5 sur un total de 100. Cela signifie que chaque épreuve va compter pour 0,033 point de la moyenne du baccalauréat. Donc, c'est vraiment peu de chose. Il ne faut pas dramatiser ça.

L'ajournement des épreuves n'est donc pas nécessaire ?

On a entendu plusieurs personnes demander l'an dernier l'ajournement de la réforme. On nous annonçait une catastrophe pour la rentrée, elle n'a pas eu lieu. Les élèves ont choisi leur spécialité, ils travaillent en première et il faudrait maintenant repousser la réforme. Les E3C permettent de répartir la note d'histoire-géo du bac sur trois épreuves. Nous pensons que le contrôle continu est une bonne chose et qu'il faut continuer dans ce sens.

Vous êtes à nouveau en ligne