Surveillance du bac : "La grève semble un souhait relativement minoritaire, pas d'inquiétudes particulières", selon un syndicat de proviseurs

Des lycéens planchent sur l\'épreuve de philosophie du baccalauréat le 18 juin 2018 à Thionville.
Des lycéens planchent sur l'épreuve de philosophie du baccalauréat le 18 juin 2018 à Thionville. (PIERRE HECKLER / MAXPPP)

Si plusieurs syndicats d'enseignants appellent à la grève de la surveillance pour la première épreuve du baccalauréat 2019, la philosophie, le 17 juin, Florence Delannoy, secrétaire générale adjointe du syndicat des chefs d'établissement SNPDEN, relativise sur franceinfo l'impact de la mobilisation.

"Nous n'avons pas d'inquiétudes particulières", rassure jeudi 30 mai sur franceinfo, Florence Delannoy, proviseur d'un lycée polyvalent près de Lille et secrétaire générale adjointe du syndicat des chefs d'établissement SNPDEN, alors que plusieurs syndicats d'enseignants appellent à la grève de la surveillance pour la première épreuve du baccalauréat 2019, la philosophie, le 17 juin.

"A priori, les menaces de grève brandies ne concernant pas tous les lycées, bien loin de là", a estimé la proviseur, chiffres à l'appui : "Nous avons au total 400 000 enseignants et je ne suis pas sûre qu'ils soient si majoritairement en faveur d'une grève." La chef d'établissement compte surtout sur le professionnalisme des enseignants dans "un moment où nos élèves sont déjà suffisamment stressés et les enseignants de lycées et collèges n'ont qu'une envie, c'est de rassurer et d'accompagner au mieux leurs élèves."

"La grève semble un souhait relativement minoritaire"

Surtout que cet appel à la grève peut nuire aux élèves les moins à l'aise, estime encore Florence Delannoy, en leur "ajoutant un stress et donc cela peut porter préjudice à leur préparation". Mais pour l'instant, la chef d'établissement n'envisage pas de réquisitions d'enseignants, trop "lourd à mettre en œuvre" puisque "c'est quelque chose de très précis et qui se fait toujours sous le contrôle d'un juge", rappelle la responsable du SNPDEN. "On ne réquisitionne que quand il y a un vrai danger, poursuit Florence Delannoy, et pour l'instant, je le répète, certes des préavis de grève ont été déposés mais actuellement, la grève semble un souhait relativement minoritaire, même si cela peut se concentrer sur certains établissement." En effet, plus de trois quarts des enseignants qui ont répondu à la consultation lancé par le SNES se sont dits favorables à une grève mais seulement 12% des adhérents du syndicat d'enseignants ont répondu.

L'intersyndicale composée du Snes (premier syndicat du second degré), du Snalc et de la CGT et un collectif de "stylos rouges" s'est réunie mercredi. Ils s'opposent à la réforme du lycée et du baccalauréat, à la loi "pour une école de la confiance" portée par le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. Ils réclament aussi une revalorisation salariale pour l'ensemble du personnel de l'Éducation nationale.

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