Scolarisation des enfants handicapés : "L'aspect formation est complètement absent" du plan du gouvernement

Scolarisation d\'une enfant handicapée (illustration).
Scolarisation d'une enfant handicapée (illustration). (MAXPPP)

Francette Popineau, du SNUipp-FSU, estime notamment qu'il faut une formation pour les enseignants et, parallèlement, une formation qualifiante pour les accompagnants.

La co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, ou Syndicat national unitaire des instituteurs, Francette Popineau, a critiqué mardi 11 juin le nouveau plan du gouvernement qui vise à améliorer la scolarisation des enfants handicapés : "L'aspect formation initiale et continue est complètement absent" de ce plan, a-t-elle regretté. "Il faut une formation pour les enseignants et, parallèlement, il faut une formation qualifiante aussi pour les accompagnants parce qu'on ne pourra faire équipe que si on est reconnu chacun dans nos professionnalités", a-t-elle expliqué.

Le métier d'accompagnant peu attractif

Francette Popineau a également pointé le manque d'attractivité du métier d'accompagnant. "Il faut effectivement pérenniser ces emplois et pour les pérenniser, il faut qu'ils soient attractifs. Et un des aspects de l'attractivité, c'est évidemment le salaire. On a du mal à trouver des accompagnants. Il faut savoir qu'ils sont payés 600 ou 700 euros", a-t-elle précisé. "C'est un métier aujourd'hui indispensable. Si on veut progresser dans l'école inclusive, on a nécessité à faire naître de vrais emplois, de vrais métiers. Cela veut donc dire une formation qualifiante et ça veut dire une rémunération à la hauteur de l'exigence de ce travail", a-t-elle conclu.

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