S'il est élu, François Hollande créera un ministère de l'éducation allant de la jeunesse à la diversité

François Hollande, en visite à Evry (Essonne), le 22 février 2012.
François Hollande, en visite à Evry (Essonne), le 22 février 2012. (AFP - Patrick Kovarik)

Entré en campagne depuis un an, François Hollande ne mollit pas. Outre la sortie de son livre "Changer de destin", jeudi 23 février, le candidat socialiste livre des clés sur son gouvernement, en cas de victoire, dans un entretien à Acteurs Public.

Entré en campagne depuis un an, François Hollande ne mollit pas. Outre la sortie de son livre "Changer de destin", jeudi 23 février, le candidat socialiste livre des clés sur son gouvernement, en cas de victoire, dans un entretien à Acteurs Public.

L'écart se resserre entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA. Cela inquiète-t-il le candidat socialiste ? Toujours est-il que le député de la Corrèze continue de gérer méticuleusement sa présence médiatique. Comme son rival.

Depuis son premier grand meeting au Bourget, M. Hollande a développé plusieurs volets de son projet : la santé le 2 février, la sécurité le 6 février, la recherche le 22 février.

Dans un entretien au magazine Acteurs Publics, il revient cette fois sur l'organisation de ses équipes en cas de victoire. Il y expose sa vision de l'Etat et de la haute Fonction publique.

Un grand ministère de l'éducation

Interrogé sur son hypothétique futur gouvernement, M. Hollande est précis.

"Il y aura (...) un grand ministère qui regroupera l'éducation, la jeunesse, les sports, la diversité. De la même manière, la priorité donnée à l'industrie, à la production, nous conduira à avoir un ministère regroupant toutes ces fonctions", annonce-t-il.

S'il conservera bien deux ministères à Bercy, l'économie d'un côté et les finances et le budget de l'autre, M. Hollande rattachera "la réforme de l'État et la Fonction publique" au premier ministre .

"Un retour à l'impartialité de l'État"

Rappelant que "la loyauté et la neutralité sont les principes qui doivent fonder le comportement de la haute Fonction publique, le candidat socialiste affirme : "Il y a eu une politisation, à travers la trop grande place des cabinets ministériels par rapport à l'administration centrale et par des nominations politiques, surtout au ministère de l'intérieur et à la Chancellerie".

Il propose de limiter le nombre de collaborateurs des cabinets ministériels. "Pour un ministre, disposer de 10 collaborateurs au maximum me paraît suffisant même si on peut envisager d'en accorder davantage pour les ministères les plus importants".

Le député de la Corrèze entend aussi "revoir le mode de nomination pour les autorités indépendantes, le Conseil supérieur de l'audiovisuel et certains postes comme le défenseur des droits".

"La RGPP a fait beaucoup de mal"

Commentant le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite, M. Hollande est très critique.

"La RGPP [Révision générale des politiques publiques] a eu peu d'effets budgétaires alors qu'elle a désorganisé nombre de services (...) et a fait beaucoup de mal parce qu'au lieu de passer en revue les missions et les besoins, le pouvoir actuel a appliqué une logique comptable qui a créé beaucoup de frustration", fait valoir M. Hollande.

"J'en finirai avec cette méthode en engageant une véritable réforme de l'État", conclut-il.

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