Extension du dédoublement des classes : "On aimerait que ce soit généralisé, même jusqu'au CM2", estime une enseignante

Le ministre de l\'Éducation nationaleJean-Michel Blanquer en visite à l\'école Albert-Camus de Creil (Oise), le 26 avril 2019.
Le ministre de l'Éducation nationaleJean-Michel Blanquer en visite à l'école Albert-Camus de Creil (Oise), le 26 avril 2019. (ALEXIS MOREL / FRANCE-INFO)

Des enseignants d'une école primaire de l'Oise ont reçu la visite du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron a annoncé jeudi 25 avril, lors de sa conférence de presse à l'Élysée, l’extension des dédoublements de classes à la grande section de maternelle dans l’éducation prioritaire. Le président a aussi souhaité des classes à 24 élèves maximum de la grande section de maternelle au CE1 partout en France. 

Vendredi matin, le ministre de l'Éducation nationale a assuré le service après-vente de ces mesures en se rendant dans une école de Creil, dans l'Oise. L'établissement n'a pas été choisi au hasard : ici, cela fait deux ans qu’on a mis en place le dédoublement. Avec succès, à en croire Peggy, maîtresse des CP. "C'est une clé incontournable de la réussite des enfants, affirme l'institutrice. À 12, on forme comme une petite équipe, et on voit au mieux les difficultés des enfants, donc on peut agir au mieux tout de suite. On est très réactif. On aimerait que ce soit généralisé, même jusqu'au CM2."

Le reportage d'Alexis Morel
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Le gouvernement n’ira pas jusque-là, mais va donc dédoubler aussi les grandes sections en éducation prioritaire. Et partout en France, les classes seront donc limitées à 24 élèves, de la grande section au CE1. Mais avec quels moyens ?  "Les moyens, c'est la création de 2 300 postes supplémentaires à la rentrée prochaine, assure Jean-Michel Blanquer. C'est aussi la création de postes à l'école primaire aux rentrées suivantes. Avec ce qu'a dit le président jeudi, nous allons aller plus loin."

Trouver de la place dans les écoles

Les syndicats estiment qu'il faut au moins 7 000 créations de postes supplémentaires sur le quinquennat. "On est sur ce type de chiffres, estime le ministre, mais on va affiner tout cela avec nos amis de Bercy et avec l'ensemble de l'équipe gouvernementale"

Le maire de Creil a tout de même mis un bémol : dédoubler, oui, mais il va falloir trouver de la place dans les écoles. Aujourd’hui, il n'y a plus beaucoup de salles disponibles...

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