Écoles : un bilan contrasté pour la classe de CP dédoublée

FRANCE 2

L'heure est venue d'évaluer la mesure voulue par Jean-Michel Blanquer sur les classes de cours préparatoire dédoublées. Ces classes de 12 élèves en ZEP fonctionnent-elles ? Reportage à Toulouse, en Haute-Garonne.

En 2018 encore, 20 % des élèves français sortent de l'école primaire sans maîtriser les fondamentaux. Une situation à laquelle le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a voulu remédier grâce à la mise en place de classes de CP dédoublées, de 12 élèves, dans les ZEP (zones d'éducation prioritaire). Après un an d'expérimentation, il est temps de faire le bilan. À Toulouse, en Haute-Garonne, l'école Daniel Faucher a mis en place ce dispositif : deux classes de CP de 13 élèves, des effectifs réduits et des rituels du quotidien désormais bien acquis. Dès les premières minutes, chacun se met au travail, en binôme et en parfaite autonomie.

Plus de temps pour les élèves

Pour certains enfants, rencontrés par France 2 en début d'année scolaire, les progrès ont été fulgurants, en lecture notamment. En ZEP, l'attention des élèves est souvent difficile à capter. Une institutrice le reconnaît : avec moins d'élèves, elle a plus de temps pour chacun.  Les enseignants ont formé des groupes. Français pour les uns, maths pour les autres. Des groupes ou ateliers qui tournent plus vite et permettent aux enfants d'être davantage stimulés. Les enseignements n'ont pas changé, mais avec moins d'élèves, l’interactivité permet de capter l'attention de tous. 

Côté parents, dans le quartier du Mirail, à Toulouse, plusieurs se disent satisfaits du nouveau dispositif et constatent même une différence avec les autres écoles. Le dispositif paraît donc plus pertinent, mais les chiffres ne prennent pas en compte les élèves non francophones, arrivés en cours d'année, qui auraient dû être placés dans des classes spécialisées pour un apprentissage intensif du français. L'arrivée de ces enfants peut freiner certaines dynamiques de groupe. Pour les enseignants, le bilan de la mesure est donc en demi-teinte, car il ne prend pas en compte la globalité du problème : des enfants qui, pour certains, ont déjà vécu un parcours semé d'embuches.

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