Mobilisation contre les lois Blanquer : Quelque 5 800 profs ont défilé à Paris, selon la police

Une femme arbore une pancarte \"J\'ai mal à mon école\", à Paris, le 19 mars 2019.
Une femme arbore une pancarte "J'ai mal à mon école", à Paris, le 19 mars 2019. (BENJAMIN MENGELLE / HANS LUCAS / AFP)

Opposés aux réformes du ministre de l'Education, des syndicats enseignants appellent à une nouvelle journée de mobilisation, qui pourrait entraîner des fermetures d'écoles.

Ils espèrent voir le projet de loi sur l'"école de la confiance" corrigé. Des enseignants sont en grève, jeudi 4 avril, pour protester contre les réformes lancées par le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. Selon les chiffres du ministère, une moyenne de 14,47 % des enseignants du premier degré sont en grève, et 4,14% de ceux du second degré.

Défiance face au projet de loi "école de la confiance". Voté par l'Assemblée nationale, le projet de réforme de Jean-Michel Blanquer doit encore passer début mai devant le Sénat. Mais les syndicats aimeraient le voir retoqué, voire abrogé. En cause, plusieurs dispositions, notamment la création d'"établissements publics des savoirs fondamentaux" (EPFS), qui fait redouter à certains la disparition des directeurs d'école. Le vote de l'instruction obligatoire à trois ans fait également grincer des dents, en obligeant les municipalités à financer la mesure pour les maternelles privées.

Primaire et secondaire mobilisés. La mobilisation pourrait dans certains cas entraîner la fermeture totale d'écoles. Dans le secondaire aussi, le mouvement pourrait être largement suivi, pour protester contre la réforme du lycée, qui se traduira l'an prochain par la suppression des séries L, ES et L, remplacées par des choix de spécialité.

Des écoles fermées ? Le SNUipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, anticipe une très forte mobilisation dans les zones très urbaines : 70% de professeurs des écoles en grève à Paris, 60% dans les Hauts-de-Seine, 45% dans l'Oise mais aussi 40% en Loire-Atlantique ou en Haute-Garonne, selon les déclarations préalables des grévistes.

17h24 : Pour la quatrième fois, les enseignants marseillais se sont mobilisés contre la réforme du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, dite de "l'école de la confiance". Le volet "établissements publics des savoirs fondamentaux" nourrit notamment les inquiétudes. "On veut créer des écoles des savoirs de base pour les élèves de quartiers défavorisés et de la France rurale, pendant que l'argent ira dans les collèges élitistes du centre-ville", déplore une manifestante rencontrée par France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur.

FRANCE 3

16h11 : Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, fait face à la colère de nombreux enseignants. Comment, en seulement quelques semaines, la communication du ministre le plus apprécié des Français, a pu à ce point dévisser ? Voici quelques éléments de réflexion sur le blog "Fais pas com' papa".

16h09 : La manif des enseignants contre la #loiBlanquer s’élance de la place de l’Opera, direction République @franceinfo

16h09 : Plusieurs centaines d'enseignants manifestent également à Paris contre le projet de réforme de Jean-Michel Blanquer. Le rassemblement a débuté à 14 heures place de l'Opéra et le cortège doit rejoindre la place de la République.

14h13 : #Poitiers Mouvement des grève des enseignants bien suivi à Poitiers, 400 manifestants devant le rectorat. https://bit.ly/2Vn3nCy #LoiBlanquer

14h10 : 115 écoles perturbées en Gironde, 2500 enseignants défilent à #Bordeaux contre la loi "école de la confiance" selon l'intersyndicale. Des instituteurs surtout, qui craignent la dégradation des conditions d'enseignement en primaire, et la fabrication d'une "école à deux vitesses"


14h10 : Voici un aperçu de différents cortèges d'enseignants opposés à la réforme du ministre Jean-Michel Blanquer. Plusieurs points du projet de loi "pour une école de la confiance", qui concerne le primaire, suscitent l'inquiétude de la communauté éducative, dont notamment la création d'"établissements publics locaux d'enseignement des savoirs fondamentaux" (EPSF).

10h43 : Les principales revendications des enseignants concernent les futurs "établissements publics des savoirs fondamentaux" ou la réforme du bac. France 3 et BFMTV font le point.

10h32 : Selon les chiffres du ministère de l'Education nationale, les taux de participation à ce jour pour la totalité des académies sont de 14,47% pour les enseignants du premier degré et 4,14% pour les enseignants du second degré. Il s'agit de moyennes pondérées.

10h34 : Les enseignants et parents d'élèves descendent à nouveau dans la rue aujourd'hui pour protester contre les réformes Blanquer. "La colère est forte contre ce projet de loi fourre-tout qui non seulement ne répond pas aux défis posés à l’école, mais envisage de la bouleverser", écrit le syndicat SNUipp-FSU dans un communiqué.

09h00 : Voici les principales informations de la matinée :

• La conductrice du car prenait depuis sept ans un médicament contre l'insomnie incompatible avec la conduite, révèle franceinfo. L'accident entre ce car scolaire et un TER à Millas le 14 décembre 2017, avait provoqué la mort de six collégiens.

• Carlos Ghosn a de nouveau été interpellé à son domicile de Tokyo où il était assigné à résidence. Sur LCI et TF1, il a dénoncé "quelques personnes à l'intérieur de Nissan" à l'origine de cette affaire.

• Opposés aux réformes du ministre de l'Education, des syndicats enseignants appellent à une nouvelle journée de mobilisation, qui pourrait entraîner des fermetures d'écoles. Vous pouvez suivre cette journée dans notre direct.

• Le célèbre coiffeur et entrepreneur Jean-Louis David est mort à l'âge de 85 ans. C'était le pionnier français de la coiffure franchisée et l'inventeur du "dégradé".

08h53 : Les enseignants, parents d'élèves, ont commencé à se rassembler dans toute la France. Ils s'opposent aux réformes du ministre de l'Education, notamment le regroupement des écoles et des collèges ou encore le vote de l'instruction obligatoire à trois ans, qui obligerait les municipalités à financer la mesure pour les maternelles privées.

08h33 : Après le suicide, le 15 mars, d'un professeur de CP, accusé de violences par une mère d'élève, des enseignants affirment dans une pétition que les plaintes des parents à leur encontre sont en augmentation. Les parents d'élèves menacent-ils de plus en plus les enseignants ? Je me suis penchée sur la question.

Environ 1 000 personnes ont participé, le 31 mars 2019, à Eaubonne (Val-d\'Oise), à la marche blanche en hommage à Jean Willot, l\'enseignant qui s\'est donné la mort le 15 mars.


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07h35 : La mobilisation s'annonce particulièrement importante en région parisienne. À Paris, par exemple, une école sur trois sera complètement fermée, selon le SNUIpp-FSU, premier syndicat du primaire. Notre journaliste Alexis Morel est allé à la rencontre d'enseignants.

Des enseignants manifestent à Lille. (Illustration).


(MAXPP)

07h13 : Opposés aux réformes du ministre de l'Education, des syndicats enseignants appellent à une nouvelle journée de mobilisation aujourd'hui. Plusieurs dispositions sont mises en cause, notamment la création d'"établissements publics des savoirs fondamentaux", dont l'objectif sera de rassembler en une seule entité un collège et une ou plusieurs écoles du même secteur, et qui fait redouter à certains la disparition des directeurs d'école.

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