Rapport PISA sur l'éducation : la débâcle annoncée ?

(Vincent Kessler Reuters)

L'OCDE publie ce mardi les résultats de l'enquête internationale PISA sur les performances des élèves de 15 ans en 2012, des conclusions très attendues par les gouvernements. Vincent Peillon, ministre de l'Education, a d'ores et déjà annoncé des résultats préoccupants pour la France, qui peuvent notamment s'expliquer par le type d'évaluations de PISA. 

"L'enquête PISA cherche à évaluer la capacité des jeunes à utiliser leurs connaissances et compétences pour relever les défis du monde réel ". C'est ainsi que l'OCDE, qui organise le test, le présente. Ce mardi, les résultats de ce programme qui a lieu tous les trois ans sont rendus publics. 

C'est donc sur l'année 2012 que l'enquête a été mise en place : 470.000 élèves de 15 ans ont été testés dans le monde dont 5.000 en France tirés de façon aléatoire. 

PISA n'évalue pas des connaissances mais des compétences

PISA l'explique elle-même : elle n'évalue pas les connaissances mais les compétences. En d'autres termes, elle est sensible à la manière dont un étudiant va utiliser ce qu'il connait dans sa vie de tous les jours.  Une série de tests est alors distribuée, allant de questions sur le bon usage de la brosse à dents aux variations du niveau de la mer. 

Conçus par des experts internationaux, les questions sont traduites dans toutes les langues et celles qui avantageraient manifestement tel ou tel pays sont éliminées. Ce qui ne fonctionne pas toujours : en 2000, la France avait ainsi proposé un texte de Jean Anouilh à analyser, qui avait bien réussi aux élèves français. Les Américains sont eux avantagés lorsque cela touche au domaine de la santé : ils étaient imbattables sur l'appel à la vaccination contre la grippe. 

Il avait notamment affirmé que l'enquête Pisa révèlerait que les "écarts " en France entre les élèves qui réussissent et ceux qui sont en grande difficulté s'étaient "accrus dans des proportions qui sont inacceptables ". Et ça, ce n'est pas une question de méthode.