"Première rentrée du changement" pour Vincent Peillon

(xavier de torres/MAXPPP Maxppp)

A quelques jours de la rentrée scolaire, Vincent Peillon, le ministre de l'Education, a présenté mercredi les principaux changements à venir pour cette année. Pas de révolution pour cette rentrée mais quelques aménagements notables et une réforme des rythmes scolaires en ligne de mire.

Vincent Peillon, a lancé, en douceur, sa première rentrée. Le ministre se sait sous surveillance depuis qu'il a annoncé un peu vite, au tout début du quinquennat de François Hollande le retour à la semaine de quatre jours et demi. Il se méfie désormais des effets d'annonce. 

Les quelque 12 millions d'élèves qui reprendront, mardi prochain pour la plupart, le chemin des cours retiendront surtout les deux semaines pleines de vacances à la Toussaint.

Leurs parents noteront pour leur part la création de 1.000 postes de professeurs dans le primaire et la priorité accordée aux maîtres expérimentés en CP, étape cruciale pour l'apprentissage de la lecture. La refondation en profondeur de l'école voulue par François Hollande, avec notamment la création de 60.000 postes en cinq ans, la réforme des rythmes scolaires et celle de la formation des enseignants, attendra un peu. 

"Une réforme profonde du temps scolaire" (Vincent Peillon)

Le ministre a insisté lors d'une conférence de presse sur l'héritage du gouvernement précédent, qui avait programmé la suppression de 14.000 postes, dont 5.700 dans le primaire.

La semaine de quatre jours et demi pourrait voir le jour à la rentrée prochaine, l'option du mercredi plutôt que du samedi tenant la corde, a-t-il prudemment déclaré. "Je veux qu'il y ait une réforme profonde du temps scolaire et du temps éducatif dans notre pays ", a dit le ministre, qui a également engagé une réflexion sur la durée de la journée scolaire.    

Des projets en chantier pour 2013

Les objectifs pour la rentrée 2013 sont plus ambitieux avec la création de 22.100 postes pour compenser les départs à la retraite et mettre un terme à la politique de non-remplacement d'un départ sur deux du gouvernement précédent. Vincent Peillon doit également s'atteler à la création de nouvelles écoles de formation des enseignants, les écoles supérieures du professorat et de l'éducation. D'autres chantiers, comme le développement du numérique à l'école ou la relance de l'éducation prioritaire, sont dans les tiroirs. Ils font l'objet d'une concertation confiée à un comité de pilotage qui doit présenter son rapport début octobre. 

 

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