Peillon annonce le recrutement de plus de 43.000 enseignants en 2013

(Thibault Camus Reuters)

A peine le budget 2013 connu, le ministre de l'Education a détaillé vendredi son plan pour "permettre la refondation de l'école" : 43.950 recrutements en 2013 - 22.100 en remplacement de départs à la retraite en 2013, 21.350 recrutés lors d'un concours exceptionnel pour remplacer les départs de 2014, et 500 non-enseignants. Dès la rentrée prochaine ouvriront les Ecoles supérieures, bâties sur les ruines des IUFM.

Et si c'était l'année ou jamais, pour devenir professeur ? Jugez un peu : 22.100 postes à pourvoir au printemps prochain ; et 21.350 de plus à la fin de l'année scolaire. Au total,  43.450 postes d'enseignants ouverts aux concours.

Le recrutement de 40.000 enseignants avait déjà été annoncée par le ministre de l'Education, la semaine dernière. Sans que l'on connaisse le budget pour 2013. C'est désormais chose faite : le budget est en hausse de 2,92%. Alors Vincent Peillon n'a pas tardé à lever un large coin du voile sur son plan pour "permettre la refondation de l'école" .

Ce sera donc 43.450 postes d'enseignants, précisément. Et 500 de non-enseignants. La moitié des recrutements (22.100) correspondra au remplacement de professeurs partant à la retraite en 2013. Les postes seront ouverts aux prochains concours.

Un concours supplémentaire

L'autre moitié (21.350) - et c'est là la subtilité de la manoeuvre - correspondra aux départs à la retraite de 2014, mais sera recrutée dès la fin de cette année scolaire, en juin : un concours exceptionnel donc, ouvert non pas à ceux qui sont en 2e année de Master (M2, en Bac+5) mais à ceux qui ne sont encore qu'en 1ère année de Master (M1).

Dès la rentrée 2013 ouvriront les Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE) - qui prendront en quelque sorte la suite des défunts IUFM. "Ils auront six heures de service à faire, et une rémunération" , annonce Vincent Peillon. Le reste du temps, ils continueront à aller en cours à la fac.

Enfin, 500 postes seront réservés pour les non-enseignants, auxiliaires de vie scolaire, personnel médico-social et administratif.

"Plus de maîtres que de classes"

Et pour ne pas faire mentir sa "refondation de l'école" , le ministre annonce plusieurs priorités : "l'accueil des moins de trois ans" , la mise en oeuvre du principe "plus de maîtres que de classes".  Et un accent porté sur "les territoires en difficulté, urbains ou ruraux" et "les collèges et lycées professionnels eux-mêmes en situation de difficulté" .

Reste à savoir si les vocations seront assez nombreuses... Ca, Vincent Peillon n'en doute pas. Avec l'ouverture du concours aux M1, "nous avons un vivier important, de 300.000" .

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