Six personnes placées en garde à vue après des affrontements sur le site Tolbiac de l'université Paris 1

Le site de Tolbiac, de l\'université Paris-1, le 4 avril 2018.
Le site de Tolbiac, de l'université Paris-1, le 4 avril 2018. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Des affrontements ont eu lieu sur le site Tolbiac de l'université Paris 1, vendredi soir, avec des jets de projectiles. Les bloqueurs dénoncent l'action de militants d'extrême droite.

Six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, après des échauffourées vendredi soir, peu après 23h, sur le site Tolbiac de l'Université Paris 1, dans le 13e arrondissement de la capitale, a appris franceinfo de source policière samedi 7 avril. Il n'y a pas de blessés, toujours selon cette source.

Joint samedi par franceinfo, un responsable de la communication de l'université rapporte qu'"une vingtaine d'opposants au blocage, casques sur la tête et armés de battes de baseball, de fumigènes et de bouteilles en verre sont venus devant les grilles pour déloger les occupants du centre Tolbiac-Pierre-Mendès-France", soulignant que "beaucoup d'étudiants et d'étudiantes ont été choqués".

L'université "très inquiète" 

La présidence de l'université "condamne très fermement les actes de violence par des personnes extérieures à l'université et regrette la situation actuelle qui dépasse le cadre d'une mobilisation étudiante classique", indique-t-il, ajoutant que l'université est "très inquiète de la situation actuelle et attentive à la situation des personnes sur place", et qu'elle "souhaite un retour à la normale le plus rapidement possible". Le président de Paris-I Panthéon Sorbonne s'est rendu sur les lieux dès vendredi soir.

Sur des vidéos des échauffourées postées sur les réseaux sociaux, on voit une quinzaine de jeunes, casques de moto sur la tête, lancer des projectiles et des fumigènes à travers les grilles du site. Une partie de la scène a notamment été filmée et twittée par une journaliste des Echos qui se trouvait sur place.

Les étudiants qui occupent le campus ont riposté en lançant des projectiles, notamment des chaises, avant l'arrivée des forces de l'ordre. Les bloqueurs dénoncent l'action de militants d'extrême droite. Depuis le lundi 26 mars, la fac est bloquée pour protester contre les nouvelles modalités d'accès à l'université

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