Précarité étudiante : des étudiants forcent une grille du ministère de l'Enseignement supérieur

La colère de certains étudiants n'est donc pas retombée après l'immolation par le feu vendredi 9 novembre d'un étudiant à Lyon (Rhône). Mardi 12 novembre au soir, des étudiants qui manifestent contre la précarité, se sont amassés autour de la Sorbonne. Un autre cortège a réussi à forcer les portes du ministère de l'Enseignement supérieur. Le journaliste Benjamin Savart, en duplex du Quartier latin à Paris, fait le point sur la situation.

L'immolation par le feu d'un étudiant précaire à Lyon (Rhône) vendredi 9 novembre a provoqué la colère des étudiants en France. Mardi 12 novembre, alors qu'un rassemblement s'est tenu devant le Crous de Lyon, là où l'étudiant s'est immolé, des rassemblements d'étudiants se tiennent à Paris. "Pour le moment, le secteur a retrouvé son calme. La manifestation a dégénéré vers 20 heures. La scène s'est passée en moins de cinq minutes. 200 étudiants manifestaient contre la précarité devant le ministère de l'Enseignement supérieur", explique le journaliste Benjamin Savart, en duplex devant le ministère.

"500 euros, est-ce suffisant pour vivre ?"

"Nous avons pu rencontrer un étudiant qui a participé à cette manifestation et il nous parlait de cette détresse financière rencontrée au quotidien", précise Benjamin Savart. Le journaliste a pu recueillir le témoignage d'un étudiant qui manifestait. "La bourse est donnée à des gens qui n'ont pas les moyens de financer leurs études. La bourse maximale est de 500 euros, est-ce que c'est suffisant pour vivre ? Non, ce n'est pas suffisant, donc c'est normal que les gens puissent gueuler."

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