VIDEO. Parcoursup : les bacheliers des banlieues défavorisés par rapport aux bacheliers parisiens, pourtant moins bien notés ? Explications.

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Depuis la mise en service du système Parscoursup, les protestations affluent. Selon le directeur de l’UFR chimie de l’université Paris-Diderot Rémi Losno la plateforme d'inscription à l'enseignement supérieur favoriserait les bacheliers parisiens. Pourtant, ils n'ont pas forcément les meilleurs résultats à l'échelle nationale.

Le système Parcoursup favoriserait-il les lycéens parisiens moins bien notés au détriment de ceux des banlieues qui ont de meilleurs résultats ? C’est en tout cas ce qu’affirme Rémi Losno, directeur de l’UFR chimie de l’université Paris-Diderot. "Tous les étudiants de banlieue qui avaient des bons dossiers, ils ont été rétrogradés derrière les étudiants parisiens qui avaient des moins bons dossiers.", explique-t-il. 

Et l’algorithme, censé être impartial, n’y changerait rien. "Il y a un algorithme et puis il y a les gens derrière qui imposent, qui rajoutent des contraintes."

La sectorisation en cause

Au coeur du problème ? La sectorisation. Cette sélection permet de choisir les bacheliers en fonction de leur lieu d’habitation. Selon Rémi Losno, chaque année cette sectorisation se raffermirait un peu plus. Ainsi, l’année dernière, en dépit de cette sélection qui était "dans les limites du raisonnable", des élèves de banlieue ont tout de même pu être accueillis sur les bancs de Paris-Diderot. Mais cette année, les choses ont changé. "La marge de liberté, la marge de manoeuvre, le critère impératif de la sectorisation est devenu considérable en passant de 40 % à 3 %", selon le directeur d’UFR. 

La proportion d’étudiants de banlieue a ainsi bien baissé, toujours selon Rémi Losno.  "Notre formation peut accueillir une centaine d’étudiants en 1ère année. L’année dernière, on en avait une quarantaine et cette année, on en a trois qui viennent de banlieue."