VIDEO. Parcoursup : "88,2% des lycéens ont eu une proposition", annonce Frédérique Vidal

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

La phase principale d'admission se termine vendredi soir sur la plateforme Parcoursup.

Il y a "88,2% des lycéens qui ont eu une proposition", a annoncé Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, vendredi 17 juillet sur franceinfo. La membre du gouvernement indique que cela  "correspond à 585 000 lycéens qui ont d'ores et déjà une proposition", alors que la phase principale d'admission se termine vendredi soir sur la plateforme Parcoursup

"Depuis le 8 juillet, nous appelons tous ceux qui n'ont pas de proposition et nous accompagnons actuellement 9 500 lycéens qui n'ont pas de proposition", a-t-elle indiqué. Ils étaient environ 6 000 l’année dernière à la même époque selon Frédérique Vidal. "Nous avions anticipé cette vague puisque l'ensemble des lycéens sont inscrits sur Parcoursup avant le baccalauréat et que des propositions leur sont faites avant qu'ils obtiennent leur baccalauréat", a-t-elle expliqué.

50 000 bacheliers de plus

Le taux de réussite au baccalauréat 2020 à l'issue du rattrapage s'élève à 95,7%, soit près de 8 points de plus que l'an dernier. Résultats, il y aura 50 000 bacheliers de plus pour la rentrée prochaine dans l'enseignement supérieur. "Il y aura une solution pour chacun d’entre eux", s'est engagée Frédérique Vidal. 

Nous nous sommes engagés à ce que tous ceux qui souhaitent accéder à l'enseignement supérieur aient une proposition. Nous le faisons chaque année et nous le ferons cette année encore une fois de plus.

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur

à franceinfo

"On cherche et on trouve des solutions, a-t-elle affirmé. Les bacheliers qui ont eu leur baccalauréat au mois de juin dans les conditions particulières pourront donc s'asseoir sur un banc à l'université à la rentrée. La ministre le promet : "Nous travaillons avec l'ensemble des écoles, l'ensemble des établissements, qu'ils soient publics, qu'ils soient privés, qu'ils soient sous contrat pour trouver des places pour ces jeunes."

Des places supplémentaires

De nombreuses universités s’inquiètent de voir arriver cette vague d’étudiants, car elles ne pourront pas "pousser les murs". "Bien sûr que les universités seules ne peuvent pas répondre, reconnaît Frédérique Vidal. C'est pour ça que nous travaillons à la fois avec l'Éducation nationale, l'ouverture de places en formation complémentaire d'intérêt local, la possibilité de mettre en place des années charnières pour justement mieux accompagner ces jeunes qui, pendant plusieurs mois, sont restés sans contact physique avec leurs enseignants".

La ministre a annoncé la création de places supplémentaires dans des filières pour absorber les bacheliers sans propositions : "Nous avons ouvert des places dans les filières les plus demandées. Les filières de BTS avec plus de 3 000 places qui vont être ouvertes, les filières sanitaires et sociales, les filières paramédicales comme dans les écoles d'infirmières qui sont pilotées par les régions", a-t-elle expliqué.

Le gouvernement a l’intention d’aider les régions à financer ces places supplémentaires "de manière à ce que chacun ait une place à la rentrée". Frédérique Vidal a rappelé l’objectif du gouvernement : "C'est vraiment l'ambition de tout le gouvernement. Le Premier ministre et le président l'ont rappelé. Il faut trouver une solution pour les jeunes dans cette année très compliquée."

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