Parcoursup : « Le bug n’est pas informatique, il est social », assure un sénateur communiste

Public Sénat

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, ce mardi, le « bug » de Parcoursup et l’affaire Vincent Lambert ont été au menu des échanges entre ministres et sénateurs.  

Le « bug » de Parcoursup ayant conduit « plusieurs milliers de bacheliers qui avaient reçu une réponse favorable à leur demande de formation à se réveiller avec une réponse négative » s’est invité au Sénat lors des questions d’actualité au gouvernement, ce mardi.

Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias ne croît pas à un dysfonctionnement informatique comme justifié par le gouvernement, mais plutôt à un système de surbooking des formations proposées par les établissements d’enseignement supérieur. Il accuse ainsi la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, d’avoir autorisé un taux de surréservation de certaines formations à hauteur de 50%. La ministre assure n’avoir « jamais parlé d’un problème informatique » et distingue deux sujets différents : d’une part, elle assume le fait d’avoir mis en place « un taux d’appel légèrement supérieur » pour certaines formations en réponse à « la crainte de ne pas les remplir à cause de la mise en place de Parcoursup » et, d’autre part, elle pointe une « erreur manuelle », « 2% des formations s’étant trompées lorsqu’elles ont saisi de façon manuelle le nombre de candidats sur la liste d’appel ». Elle ajoute enfin avoir demandé à l’inspection générale « de regarder les raisons précises qui expliquent ces erreurs afin qu’elles ne puissent pas se reproduire ». Et Pierre Ouzoulias de conclure : « Le bug de Parcoursup n’est pas informatique, il est social ».

« Qui sait ici ce que veut Vincent Lambert ? Ayons la force d’admettre que nous ne savons pas »

Le gouvernement a également été interpellé au sujet du dernier rebondissement dans l’affaire Vincent Lambert. Hier, la cour d’appel de Paris a ordonné la reprise de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, victime d’un grave accident de moto en 2008 et en état végétatif depuis, alors que les soins avaient été interrompus le matin-même. Un coup théâtre qui a ravivé, une fois encore, le débat sur la fin de vie. « Qui sait ici ce que veut Vincent Lambert ? Ayons la force d’esprit et de cœur d’admettre que nous ne savons pas », s’est indigné Bernard Fournier (LR), avant d’inviter la ministre des Solidarités et de la Santé à « tirer, dès à présent, les leçons de ce drame ».  

Ne souhaitant « pas en dire davantage » sur cette affaire, Agnès Buzyn invite à « respecter l’intimité et la douleur de la famille et des proches de Vincent Lambert » et, surtout, appelle à ce que « chacun remplisse ses directives anticipées. Depuis la loi Claeys-Leonetti de 2016, celles-ci permettent à toute personne majeure de rédiger par avance une déclaration pour préciser ses volontés en fin de vie. Chacun peut ainsi inscrire son refus ou sa volonté de poursuivre, de limiter ou d'arrêter les traitements ou les actes médicaux.

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