Parcoursup : la justice demande à l'université des Antilles de publier son algorithme de classement

Le salon post-bac à Paris, le 11 janvier 2019.
Le salon post-bac à Paris, le 11 janvier 2019. (MAXPPP)

Le tribunal enjoint l’université à obtempérer dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. 

Le tribunal administratif de la Guadeloupe "enjoint" l'université des Antilles à publier les algorithmes locaux utilisés par l'établissement pour classer les candidats à ses licences. Il s'agit d'une première victoire pour le syndicat étudiant Unef (classé à gauche), opposé à Parcoursup et à l'origine de cette procédure.

L'établissement doit "communiquer" à l'Unef "les procédés algorithmiques utilisés dans le cadre du traitement des candidatures d'entrée en licence via la plateforme Parcoursup, ainsi que le ou les codes source correspondants", selon une copie du jugement daté du 4 février, obtenue par l'AFP. L'université doit obtempérer dans un délai d'un mois, sous peine de devoir payer 100 euros par jour de retard, précise Le Monde.

Le Défenseur des droits monte au créneau

L'Unef, comme d'autres organisations de gauche opposées à Parcoursup (dont le Snesup-FSU, syndicat d'enseignants du supérieur, et la FCPE, première fédération des parents d'élèves), soupçonnent les universités de notamment s'appuyer sur le lycée d'origine des candidats et de discriminer certains jeunes, notamment ceux vivant en banlieue parisienne. Ces organisations dénoncent aussi le manque de transparence des critères retenus par les universités pour classer les candidats.

Fin janvier, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait recommandé de rendre publics les critères précis à partir desquels les universités choisissent les bacheliers et les étudiants en réorientation dans chacune de leurs formations.

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