Les lycéens poursuivent leur mobilisation pour la deuxième semaine

FRANCE 3

Après les "gilets jaunes", ce sont les lycéens. Selon le ministère de l'Éducation nationale, entre 100 et 120 lycées étaient perturbés lundi 10 décembre au matin, dont une quarantaine totalement bloqués. Les élèves dénoncent les réformes en cours. 

À Nantes (Loire-Atlantique), la semaine a débuté comme la précédente. Lundi 10 décembre, plusieurs lycées sont bloqués, comme à Albert Camus, où les élèves disent vouloir éviter les dégradations. "Des petits jeunes des quartiers alentours sont venus mettre le feu et c'est nous-mêmes qui avons canalisé cette violence", raconte une lycéenne au micro de France 3. La mobilisation s'alimente aussi des images de l'interpellation de masse à Mantes-la-Jolie (Yvelines). "Les lycéens mains sur la tête, je pense que ça a vraiment choqué les gens", témoigne un jeune.

Un "mardi noir"

Une colère plus joyeuse à Bazas (Gironde) près de Bordeaux, où les lycéens ont marché dans le centre-ville. Même défilé dans les rues de Poitiers (Vienne) où l'enjeu pour l'écrasante majorité des élèves, est d'éviter des violences. "On est des pacifistes nous, assure l'une d'entre eux, nous on veut juste manifester pour la réforme". L'ambiance était beaucoup plus tendue à Compiègne (Oise) avec les forces de l'ordre, comme aux abords de plusieurs établissements d'Île-de-France. En Bretagne, c'est l'université Rennes II (Ille-et-Vilaine) qui est restée bloquée ce matin. Les lycéens manifestent contre l'augmentation des frais de scolarité des étudiants étrangers. 120 établissements ont été perturbés. Les syndicats lycéens promettent un "mardi noir", mardi 11 décembre.

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