"C'est important d'avoir deux niveaux d'action" : à Paris, des lycéens débattent sur l'écologie avant d'aller manifester

Plus de 250 élèves ont participé à un débat sur le climat au lycée Hélènes-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris.
Plus de 250 élèves ont participé à un débat sur le climat au lycée Hélènes-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris. (ALEXIS MOREL / RADIO FRANCE)

Plus de 250 élèves du lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris, ont participé à un débat sur le climat vendredi, avant d'aller défiler dans les rues.

Entre 29 000 et 40 000 jeunes ont manifesté pour le climat, vendredi 15 mars, à Paris. Des centaines de cortèges ont également défilé dans plusieurs autres villes de France. Dans le même temps, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, avait demandé à tous les lycées d'organiser des débats sur le sujet, de 16 heures à 18 heures. Les élèves du lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement de la capitale, ont participé à l'opération mais l'ont décalée pour participer à la manifestation. 

Un débat organisé avant les consignes du ministre

Au total, plus de 250 élèves ont participé à la table ronde proposé dans le lycée parisien. Ces jeunes tiennent d'ailleurs à rappeler qu'ils en avaient pris l'initiative avant les consignes du ministre, "à la suite du premier vendredi de mobilisation lycéenne", explique une élève. "On s'est dit que c'était bien mais qu'on avait l'impression que ça n'avançait pas. On avait envie de faire quelque chose au sein du lycée. On a donc lancé une pétition avant les vacances dont un des points était d'organiser des conférences sur le thème de l'écologie." 

Ils ont donc organisé deux heures d'échange, sans attendre le ministre, "arrivé après coup". "Évidemment, on l'a organisé dans la matinée pour pouvoir aller manifester, reconnaît cette même élève. C'est important d'avoir deux niveaux d'action."

"On sent qu'il y a un truc qui se passe"

Les lycéens ont donc échangé avec deux grands spécialistes du climat, ravis de susciter autant d'intérêt chez les jeunes. "De voir la salle pleine, ça faisait chaud au cœur", se félicite Quentin Perrier, chercheur en transition énergétique. Cette discussion l'a regonflé à bloc : "On sent qu'il y a un truc qui se passe, une mobilisation de fond qui monte et ce sont des journées qui donnent de l'espoir. C'est déjà énorme."

Certains lycéens ont eux aussi été motivés par l'échange avec ces experts. "Ça m'a fait me dire 'Réveille-toi, tu ne te rends pas compte'", explique Leïla. "Ça m'a fait peur pour le futur, pour mes enfants et pour moi", poursuit la jeune fille qui dit avoir pris conscience que "c'est maintenant qu'il faut agir". Elle souhaite donc porter le message : "J'aimerais en parler avec ma famille et mes amis, les renseigner sur ce que j'ai appris, les alerter et leur dire qu'il faut se réveiller." Leïla et ses camarades ne comptent pas s'arrêter à un débat ou une manifestation. Ils veulent rapidement des actions concrètes dans leur lycée pour réduire l'empreinte carbone de l'établissement, par exemple.

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