Blocages à l'université de Strasbourg : certains examens "pourront être mis sous surveillance policière", prévient le président de l'établissement

Michel Deneken, le président de l\'université de Strasbourg (Bas-Rhin), à Strasbourg, le 6 février 2017.
Michel Deneken, le président de l'université de Strasbourg (Bas-Rhin), à Strasbourg, le 6 février 2017. (MAXPPP)

Les épreuves auront lieu "coûte que coûte", a prévenu jeudi Michel Deneken, le président de l'université de Strasbourg (Bas-Rhin) sur franceinfo.

Environ 700 étudiants de l'université de Strasbourg (Bas-Rhin) n'ont pas pu passer leurs examens jeudi 3 mai en raison d'un bâtiment bloqué par un groupe d'étudiants contestataires. Le président de l'établissement, Michel Deneken, a indiqué jeudi 2 mai sur franceinfo, que "les examens auront lieu coûte que coûte". Certaines épreuves seront organisés "dans des lieux qui ne sont pas forcément universitaires et qui pourront donc être mis sous protection policière par exemple", a-t-il annoncé. Les examens "ne seront pas dégradés, on ne les bradera pas".

franceinfo : Que s'est-il passé ?

Michel Deneken : Une petite cinquantaine d'étudiants ont bloqué un bâtiment. Nous avons débloqué en milieu de matinée [jeudi] donc les examens de l'après-midi ont pu avoir lieu mais ceux du matin n'ont pas pu être organisés. Le but maintenant de ce mouvement ultra-minoritaire dans mon université est d'entrer dans une logique de destruction de l'année universitaire de la majorité des étudiants qui veulent passer leurs examens. On est passés dans une phase qui n'est absolument plus dans la revendication mais qui est de tout faire pour empêcher que les examens aient lieu. En ce qui nous concerne, notre engagement avec la ministre et le rectorat est que les examens auront lieu coûte que coûte et qu'ils ne seront pas dégradés, on ne les bradera pas.

Comment allez-vous faire désormais ?

Beaucoup d'examens sont délocalisés. Certains seront mis dans des locaux plus difficiles à atteindre, placés sous surveillance et lorsqu'il le faudra, comme sur d'autres campus, nous organiserons les examens dans des lieux qui ne sont pas forcément universitaires et qui pourront donc être mis sous protection policière par exemple.

Donc ces étudiants vont découvrir ces lieux au dernier moment ?

Les étudiants victimes de la véritable guérilla qui a lieu sur le campus depuis huit jours pour empêcher les examens savent très bien maintenant comment réagir. Les scolarités, les professeurs et les doyens leur envoient des convocations avec le nom du lieu. Les lieux plus éloignés du campus sont beaucoup plus faciles à sécuriser donc on a pris l'habitude maintenant de replier les examens en sachant que les troubles n'affectent que quelques bâtiments symboliques dans mon université et jusqu'à présent 90% des examens ont eu lieu. Hors de question de laisser se dégrader la qualité de la formation. Notre université de Strasbourg est une des très bonnes universités françaises. Nous avons une réputation à défendre et cette réputation c'est la qualité de nos diplômes.