VIDEO. Gilles Babinet, digital champion de la France : "Il faut un investissement fort de l’Etat vers la formation dans le numérique"

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Invité de Jean-Paul Capel dans :l’éco, celui qui représente les intérêts du numérique français à la Commission Européenne, est venu expliquer son métier et parler de la place du numérique en France.

Gilles Babinet est le "digital champion" de la France auprès de la Commission Européenne. Mais qu’est-ce qu’un "digital champion" ? "C’est quelqu’un qui représente la société civile, et qui défend les intérêts du numérique à la commission européenne."

Le numérique c'est une chance, mais cela cause aussi des dégâts sur le marché du travail, selon Gilles Babinet. "Et on n’a pas encore tout vu. On va voir une réorganisation forte, qui passe par des suppressions d’emplois peu qualifiés. Le constat de la révolution numérique, c’est la fin du fordisme, remplacé par un modèle où les gens sont à un haut niveau de formation."

En 2013, Gilles Babinet accusait la CNIL de trop freiner l'innovation, au nom du principe de précaution, c’est l’objet de la question qui fâche. "Je l’assume. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut une régulation. Mais il faut qu'elle soit intelligente. Nous sommes un des derniers pays européens en matière d’e-santé."

L’AFP s’est demandée comment éviter la dérive de l’hypercapitalisme, induite par le numérique ? "Il faut un investissement fort de l’Etat vers la formation dans le numérique. Il faut réformer l’enseignement supérieur pour le mettre au niveau de la classe mondiale. On n’a pas réussi à faire des établissements très qualitatifs et qui peuvent accueillir beaucoup de monde. Et puis il faut un Etat régulateur qui évite les transferts de valeurs trop importants vers les GAFA."

Comme à son habitude, Jean-Paul Chapel termine l’interview avec la chanson préférée de son invité, Get Back, des Beatles.

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