Montpellier : le doyen de la faculté de droit démissionne après la violente évacuation d'étudiants

Le doyen de la fac de droit de Montpellier, Philippe Pétel, le 23 mars 2018.
Le doyen de la fac de droit de Montpellier, Philippe Pétel, le 23 mars 2018. (FRANCE 3)

Le parquet de Montpellier "a ouvert une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme" après l'évacuation d'étudiants qui tenaient une assemblée générale dans un amphi, jeudi.

La fac de Montpellier sous tension. Le président de l'université a reçu, vendredi 23 mars dans la soirée, la démission de Philippe Pétel de ses fonctions de doyen de la faculté de droit et de science politique. La veille, des hommes cagoulés avaient violemment expulsé des étudiants qui occupaient un amphithéâtre de la faculté de droit, suscitant de nombreuses condamnations et l'ouverture d'enquêtes judiciaire et administrative.

Le parquet de Montpellier "a ouvert une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme", a indiqué le procureur de la République de Montpellier vendredi 23 mars, précisant que cette enquête "visait également l'intrusion"

Un prof parmi les agresseurs ? 

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, "a été informée de l'intrusion, au cours de la nuit, de plusieurs individus au sein de la faculté de droit de l'université de Montpellier", indique un communiqué du ministère, précisant que "ces individus encagoulés ont commis des violences sur plusieurs personnes qui étaient présentes".

"Parmi les personnes cagoulées, oui, c'est possible qu'il y ait eu un prof de droit (…), avait déclaré vendredi le doyen de la faculté de droit, Philippe Pétel, auprès de CheckNews, le site de fact checking de LibérationMais je pense que c’était plutôt des gens de la fac. Il y a un groupe de gens de droit qui étaient opposés à l'occupation de la fac."