Erreur du rectorat : ils ont le bac avec quatre mois de retard

(Maxppp)

Quatre Iycéens isérois et drômois viennent de décrocher leur baccalauréat professionnel, quatre mois après la publication des résultats. Ils pensaient avoir été recalés au rattrapage de l'été dernier. Le rectorat de l'Académie de Grenoble avait en fait commis une erreur lors de la transcription de leur note.

Admis. Avec quatre mois de
retard. Ce lundi, le rectorat de l'Académie de Grenoble a attribué le
baccalauréat 2013 à quatre lycéens (deux Isérois et deux Drômois) qui avaient été recalés. L'examinateur avait
en fait mal retranscrit leurs notes.

C'est à la suite de la réclamation de l'un
d'entre eux que le rectorat s'est rendu compte de son erreur. Cet élève a
demandé à consulter le bordereau d'interrogation de l'examen oral. "D'habitude,
les réclamations sont émises en juillet et les erreurs sont corrigées sans
délai. Mais là, un jeune a demandé à consulter son bordereau en octobre
", a
expliqué François Charlon, le directeur de cabinet du recteur.

Le rectorat s'est alors aperçu que quatre candidats
au bac professionnel Eleec (Electrotechnique Energie Equipements Communicants)
avaient été pénalisés. "L'examinateur avait mal écrit la note qu'il devait
porter
", selon François Charlon.

"C'est une surprise totale, un jour
on reçoit le bac dans la boîte aux lettres" (Robin, nouveau bachelier)

Parmi les quatre nouveaux bacheliers,
Robin, originaire d'Artas. On lui avait dit qu'il avait obtenu 8/20 au rattrapage, alors qu'il
avait eu 13/20. Joint par France Bleu Isère, il raconte sa "surprise totale ",
quand, dans sa boîte aux lettres, il a trouvé il y a quelques jours son diplôme
du bac et une lettre d'excuses du rectorat. Il s'est souvenu alors de l'annonce
des résultats l'été dernier : "Mes parents n'étaient pas très
contents, ils m'ont fait des reproches
".

Le jeune homme de 20 ans, s'est
retrouvé au chômage pendant un mois, faute de diplôme. Avec cette bonne nouvelle, il va pouvoir trouver "un
travail qui l'intéresse
". Le cabinet du rectorat a assuré qu'il lui propose "de l'aider dans sa démarche pour son parcours futu r".

Cette erreur est très rare selon le
rectorat, de l'ordre de dix par an pour 30.000 candidats dans l'Académie de
Grenoble. Les erreurs portent généralement sur la mention et non sur la validation
du diplôme, a souligné François Charlon.