Brevet des collèges : l'épreuve d'histoire-géo était-elle trop difficile ?

(Céline Asselot Radio France)

Vendredi dernier, les collégiens français de 3ème ont passé l'épreuve d'histoire-géographie-éducation civique du brevet des collèges. L'association française des professeurs d'histoire-géo dénonce la difficulté du sujet dans une lettre ouverte. Les thèmes retenus concernaient notamment des chapitres mineurs qui n'avaient pas toujours été abordés au cours de l'année.

Cette année, les élèves de 3ème, âgés de 14-15
ans, ont été très surpris à la découverte du sujet d'histoire-géographie-éducation civique du diplôme
national du brevet. Au menu : la guerre de Corée et la crise de Cuba. Des sujets mineurs qui, si les enseignants ont trouvé le temps de les aborder avant la fin de l'année, n'ont été traités que rapidement, en fin d'année, comme l'a révélé France Bleu Armorique lundi.

Dénonçant des "sujets scandaleux", l'association française
des professeurs d'histoire-géographie a rédigé une lettre ouverte de protestation
critiquant les sujets, sur le fond, comme sur la forme. Pour les enseignants,
les thèmes choisis concernaient des chapitres mineurs qui n'avaient pas toujours été
abordés au cours de l'année et les documents annexes étaient "de piètre qualité".

"On a pas eu le choix dans les sujets" (une candidate au brevet 2013)

Lou, candidate cette année, explique s'être sentie piégé. Comme la majorité des collégiens français, elle n'avait même pas abordé l'un des sujets avant la fin des cours et rapidement évoqué le second sujet en fin d'année scolaire. Elle n'a donc pas eu la possibilité de choisir son sujet.

Des programmes trop lourds ?

S'exprimant sur ces sujets, Jacqueline Houlgate, présidente
des professeurs d'histoire-géo de l'académie de Rennes, a pointé du doigt des programmes "énormes", insinuant l'impossibilité d'aborder
tous les chapitres au cours de l'année. Tellement chargé que d'après Jacqueline Houlgate, les enseignants n'ont "pas le temps d'apprendre
(aux élèves) à réfléchir."

A la fin de sa lettre ouverte, l'association d'enseignants
exige "une refonte du diplôme national du brevet dès l'année prochaine ". Pour
cette année, les élèves n'ont plus qu'à espérer une indulgence de la part de
leurs correcteurs. 

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