Bac : que faut-il réviser à la veille de l'épreuve de philosophie ?

Une lycéenne révise pour son bac, en 2015. (Photo d\'illustration)
Une lycéenne révise pour son bac, en 2015. (Photo d'illustration) (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

Comment se mettre en confiance ? Quels sujets réviser ? Thibault de Saint Maurice, professeur de philosophie, donne ses conseils à 24 heures de la première épreuve du baccalauréat. 

Les épreuves du baccalauréat 2017 démarrent jeudi 14 juin. Cette année, 718 890 candidats, de 13 à 74 ans, vont plancher jusqu'au 22 juin pour les épreuves écrites dans plus de 4 400 centres d'examen en France. Comme chaque année, l'examen commence avec l'épreuve de philosophie, dès 8 heures pour les candidats en filières générale et technologique. Que faut-il faire à la veille du grand jour ? Thibault de Saint Maurice, professeur de philosophie au lycée Romain Rolland (95), donne ses conseils.

franceinfo : Faut-il tout revoir à un jour du début des épreuves du bac ?

Thibault de Saint Maurice : L'objectif de cette journée est de se mettre confiance. Plutôt que de se lancer dans des révisions de choses sur lesquelles on se sent un peu fragile, il faut faire le plein de certitudes avec les choses que l'on pense maîtriser le mieux.

Faut-il réviser autre chose que la philosophie ?

On peut encore continuer à tisser les disciplines entre elles, parce qu'il peut y avoir des rapprochements intéressants. Il est certain que, pour l'épreuve de philo, qui a lieu demain (jeudi), il vaut mieux consacrer la dernière partie de cette journée à des révisions plus ciblées, sur des citations, quelques arguments ou quelques définitions que l'on connaît déjà, par exemple.

Qu'est-ce qui dans l'actualité de cette année pourrait faire un sujet ?

On s'interroge toujours sur ce lien. En réalité, il faut plutôt prendre le problème à l'envers : qu'est-ce qui dans notre actualité a permis de poser des questions assez inactuelles ? Cette année de campagnes de primaires, présidentielle et législatives a été une formidable occasion de s'interroger sur le politique, le sens de la participation à la vie publique et sur le pouvoir. Cela permet de faire le lien entre moral et politique et d'interroger ses propres convictions.