Admission post-bac : "On sera beaucoup plus opérationnels l'année prochaine", prévient un président d'université

Des étudiants assistent à un cours dans un amphithéâtre de l\'Université Paris-Sud, à Orsay (France), le 24 mars 2017. 
Des étudiants assistent à un cours dans un amphithéâtre de l'Université Paris-Sud, à Orsay (France), le 24 mars 2017.  (BENOIT TESSIER / REUTERS)

François Germinet, président de la Commission formation et insertion professionnelle de la Conférence des présidents d'université, a réagi, vendredi, sur le système admission post-bac alors que la procédure se termine lundi.

Le gouvernement a promis de mettre fin au tirage au sort l'an prochain, mais en attendant, "on a quelques difficultés", a concédé François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise et président de la Commission formation et insertion professionnelle de la Conférence des présidents d'université, vendredi 22 septembre sur franceinfo. La procédure Admission post-bac se termine lundi 25 septembre et il reste 3 000 étudiants qui n'ont pas trouvé de filière. 

franceinfo : La date limite annoncée va-t-elle être respectée ?

François Germinet : Le timing annoncé au départ est, au plus tard, le 15 octobre. On sait bien, qu'au détour de l'été, on est au milieu du gué. Pour le moment, les dossiers sont en train de circuler. On a quelques difficultés, notamment les recteurs qui ont parfois du mal à savoir exactement les masters dans lesquels il reste de la place. Parfois, ce sont les dossiers des étudiants qui ne sont pas suffisamment fournis. Ils n'ont pas leurs notes ou on n'a pas leur parcours précédent. C'est très difficile pour un responsable de master de dire s'ils sont compatibles avec la formation proposée.

La situation est-elle due à une phase de rodage ou à un vrai problème d'organisation ?

On sera beaucoup plus opérationnels l'année prochaine, du point de vue des logiciels et de la circulation de l'information Les rectorats sauront faire remonter bien plus rapidement et de manière plus efficace les informations. On va pouvoir mettre en place un travail d'orientation dès la troisième année de licence, conseiller les étudiants sur les masters qu'ils peuvent faire ou sur leur poursuite de carrière professionnelle. Dans mon université, on vient de valider un poste supplémentaire au service d'orientation et d'insertion professionnelle pour accompagner ces étudiants de licence.

La difficulté n'est-elle pas tout simplement un problème de place ?

Non. D'après les estimations que l'on avait faites sur le territoire national, il y avait suffisamment de place en master pour accueillir tous les étudiants de licence qui le souhaiteraient. On n'est pas sur un problème de place, on est plutôt sur un problème d'orientation, de flux.