Simone Veil, témoin de l'horreur des camps de la mort

FRANCE 3

Déportée à Auschwitz à 16 ans, Simone Veil est restée hantée par les images et les odeurs des camps d'extermination. De cette épreuve, elle avait puisé une soif de vivre immense et un besoin de raconter aux jeunes générations l'horreur de l'Holocauste.

Raconter l'horreur des camps de la mort a constitué le devoir de toute une vie pour Simone Veil, décédée ce vendredi 30 juin à l'âge de 89 ans. Rescapée d'Auschwitz, elle était devenue la conscience de toute une nation. En mars 1944, celle qui s'appelle encore Simone Jacob est arrêtée au lendemain de son bac en raison de sa confession juive. Direction le camp de Drancy puis celui d'Auschwitz-Birkenau. Son père, sa mère et son frère, déportés eux aussi, ne reviendront jamais.

"Nous n'avons jamais perdu notre âme"

La faim, les violences, les humiliations... Simone Veil aura appris à tout endurer. "Nous n'avons jamais perdu notre âme même lorsque les SS nous battaient. On les insultait à l'intérieur de nous", confie Marceline Loridan-Ivens, sa "sœur de camp". Survivante, Simone Veil a tenu à témoigner des atrocités de la Seconde Guerre mondiale. Pour elle, mais surtout pour les disparus. Ce passé de déporté façonnera sa vie politique, comme ce jour au Parlement européen ou elle laisse éclater sa colère face à l'épuration ethnique en ex-Yougoslavie.

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