"Salope" et bruits de poule : le pire du sexisme en politique

En France les femmes sont encore minoritaires en politique et elle sont souvent la cible de remarques misogynes. Florilège des interventions les plus sexistes en politique.

De nombreuses femmes engagées en politique ont déjà entendu des remarques sexistes dans le cadre de leurs fonctions. C’est le cas de la ministre Laurence Rossignol qui a été qualifié, à l’Assemblée nationale en 2013 de "nana" par Bruno Sido député UMP à l’époque.

Alors en prise de parole, la ministre lui a attribué "la palme du misogyne beauf". En 2013 encore, c’est le député UMP Philippe Le Ray qui a imité la poule à l’Assemblée nationale alors que l’écologiste Véronique Massonneau était en train de parler.

En 2012 Cécile Duflot s’est fait huer par plusieurs députés alors qu’elle était en train de parler au micro de l’Assemblée en raison de sa robe à motif.

En 2014, le député UMP Jacques-Alain Bénisti a fait une remarque similaire à Ségolène Royal, l’a renvoyant à la couleur de son tailleur : "le vert vous va effectivement à merveille", s’était permis le député.

"Pot de fleurs" et "salope"

En 2012, l’ancienne ministre Fleur Pellerin a été la cible d’une remarque de Marc Le Fur, député UMP. En pleine cession à l’Assemblée nationale, il a comparé l’ancienne ministre à "un pot de fleurs". La charge la plus violente est sûrement celle de Patrick Devedjian qui a qualifié son adversaire politique Anne-Marie Comparini de "salope" en 2007.

Petit rappel, en France, la parité est encore loin d’être une réalité. 26% seulement des élus de l’Assemblée nationale et du Sénat sont des femmes.

Vous êtes à nouveau en ligne