Equateur : le Parlement vote contre la dépénalisation de l'avortement

Une jeune femme venue militer pour la dépénalisation partielle de l\'avortement, à Quito (Equateur), à l\'annonce du votre contre le projet de loi, le 17 septembre 2019. 
Une jeune femme venue militer pour la dépénalisation partielle de l'avortement, à Quito (Equateur), à l'annonce du votre contre le projet de loi, le 17 septembre 2019.  (RODRIGO BUENDIA / AFP)

Les femmes victimes de viol, y compris incestueux, encourent toujours jusqu'à deux ans de prison si elles décident d'avorter. 

Ni les viols, ni les malformations du fœtus ne justifient l'avortement, selon le Parlement équatorien. L'Assemblée nationale s'est prononcée contre la dépénalisation de l'avortement, mardi 17 septembre, pour les cas de viol, y compris incestueux, ainsi qu'en cas de malformation du foœtus.

Le vote a été serré, avec soixante-cinq élus en faveur du projet de loi sur la dépénalisation de l'avortement en cas de viol et soixante-dix élus contre. Des activistes pro-avortement ont manifesté leur colère devant le Parlement, à Quito, rappellant que chaque année, quelque 2 500 adolescentes donnent naissance à un enfant de viol.

Le Code pénal, en vigueur depuis 2014, dispose qu'une femme qui provoque un avortement ou permet à une autre personne de le faire encourt une peine allant de six mois à deux ans de prison. Si, au cours de la procédure, la mère décède, la personne qui a pratiqué l'avortement risque une peine pouvant aller jusqu'à seize ans de prison.

L'Equateur, pays conservateur dont 80% de la population est catholique, n'autorise l'avortement que lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger. Une exception est faite si la grossesse est le résultat du viol d'une femme souffrant d'un handicap mental.

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