Athlétisme : deux entraîneurs français visés par des plaintes pour violences sexuelles

Un terrain d\'athlétisme à Paris, le 1er juillet 2017.
Un terrain d'athlétisme à Paris, le 1er juillet 2017. (JEAN MARIE HERVIO / DPPI MEDIA / AFP)

"Le Monde" révèle que Pascal Machat a été accusé d'agressions sexuelles et Giscard Samba de viol, par d'anciennes athlètes.

L'athlétisme français est à son tour secoué par une affaire de violences sexuelles. Dimanche 1er avril, Le Monde a révélé que deux techniciens français de haut niveau, Pascal Machat et Giscard Samba, faisaient l'objet d'accusations de certaines de leurs ex-athlètes. André Giraud, président de la FFA, a confirmé que la Fédération serait "intransigeante" si ces cas sont avérés. Elle a d’ailleurs décidé de se porter partie civile dans les deux dossiers, précise Le Parisien.

L'entraîneur Giscard Samba est accusé d’un viol, en janvier 2017, par l’une de ses ex-athlètes, aujourd’hui âgée de 21 ans. Pascal Machat est, lui, accusé d’agressions sexuelles par Emma Oudiou, une spécialiste des courses de demi-fond comptant plusieurs sélections en équipe de France. Les faits que la jeune femme dénonce remontent au 26 juillet 2014, raconte Le Monde. La coureuse, alors âgée de 19 ans, s’apprête à disputer la finale du 3 000 m steeple des championnats du monde juniors aux Etats-Unis. "A un moment, je me retrouve à côté de lui [Pascal Machat], il me prend les fesses et me caresse, raconte l’athlète. C’était ma première finale internationale, j’étais dans un état de stress extrême, et je pense qu’il l’a senti. Il perçoit qu’à ce moment-là je suis vulnérable." Pascal Machat a dénoncé au Monde des accusations "ubuesques" qu’il "nie complètement".

La fédération lance une campagne d'information

Après ces deux affaires, la FFA s’apprête à lancer une campagne, au printemps, "sur l’attention à avoir sur les agressions sexuelles, mais aussi l’emprise mentale que certains entraîneurs peuvent avoir", annonce Patrice Gergès, nommé en avril 2017 directeur technique national (DTN) de la fédération. "Il me semble que pour que les choses changent, peu d'occasions nous sont présentées, a réagi Emma Oudiou, dimanche 1er avril. Ainsi il était hors de question que je ne participe pas à cette voix féminine qui hurle 'ça suffit !'".

Vous êtes à nouveau en ligne