VIDEO. Salle de shoot : l'exemple suisse

Amaury Guibert, Matthieu Birden - France 2

Alors que Matignon a autorisé l'expérimentation de l'une de ces structures à Paris, à partir du printemps, voici un reportage à Genève, en Suisse, au Quai 9, une salle ouverte en 2001.

L'autorisation d'expérimenter une salle de shoot à Paris inquiète les riverains et divisent les politiques. Pour l'instant, ces salles de consommation sont interdites en France. Leur objectif ? Permettre aux toxicomanes de rue de consommer des stupéfiants dans de bonnes conditions d'hygiène et sous supervision de personnels de santé, et réduire les troubles à l'ordre public.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de ces lieux si décriés, une équipe de France 2 s'est rendue en 2010 en Suisse (où la première salle d'injection à ouvert ses portes en 1986). A Genève, une association de réduction des risques liés aux drogues a ouvert une salle il y a plus de dix ans. Cet endroit, baptisé Quai 9, est cité en exemple par de nombreux défenseurs du projet. C'est un local vert pomme de 50 m2 situé près de la gare. Chaque place est composée d'une chaise, d'un lavabo et d'une petite poubelle. L'association ne fournit pas la drogue, mais distribue du matériel stérile pour les injections.

Mais le Quai 9 est aussi un espace d'intégration, peut-être le dernier endroit où les toxicomanes peuvent encore rester en contact avec la société. Jonathan, un habitué, raconte : "En tant que toxicomane, on est jugé, on porte une étiquette dans le dos constamment et c'est vrai que quand on vient ici, cette étiquette on ne l'a pas. On est comme tout le monde et c'est très bien comme ça (...) Mentalement et physiquement, c'est agréable."

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