Philippines : quand la police adopte un mode opératoire criminel

FRANCEINFO

Selon les médias philippins, la police multiplie les exécutions sommaires de dealers de drogue sur ordre du président Rodrigo Duterte.

Face aux dealers de drogue, les policiers philippins ont parfois recours à un mode opératoire criminel. Il est 12h15 à Manille, lorsque le trafiquant Rolando Campo marche dans la ruelle d'un bidonville. La scène est filmée par une caméra de surveillance qui permet de surveiller cet emplacement très fréquenté. À 12h17 précisément, la police arrive sur place. Les officiers ordonnent à tout le monde de quitter le secteur, tout comme la petite fille du dealer.

Trois personnes tuées dans l'opération

Une fois la ruelle vidée de ses habitants, la police peut lancer son opération d'"interpellation". Il est 12h19. Et à 12h23, Rolando Campo est à terre. 12h48 : le corps du dealer est transporté vers le fourgon de police, soit 31 minutes plus tard. La police dira pourtant qu'elle s'est empressée de transporter l'homme vers un hôpital. Trois personnes ont été tuées dans cette opération. Selon la police, elles étaient armées. Un fait que contredisent les familles.

Selon une enquête de l'agence de presse Reuters, ces exécutions sommaires se multiplient aux Philippines. D'après les médias philippins, ces opérations sont menées sur ordre du président Rodrigo Duterte

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