Bientôt des tests salivaires pour détecter la drogue dans les lycées d'Ile-de-France

Un gendarme brandit un test salivaire de dépistage de drogue le 20 décembre 2013 à Moval (Territoire de Belfort).
Un gendarme brandit un test salivaire de dépistage de drogue le 20 décembre 2013 à Moval (Territoire de Belfort). (MAXPPP)

La région Ile-de-France a adopté le principe de financer ces tests, ainsi que des éthylotests pour les lycéens franciliens.

La mesure est des plus controversées. La région Ile-de-France a adopté, jeudi 19 mai, le principe de financer des tests salivaires de dépistage de drogue et des éthylotests pour les lycéens franciliens. Le financement de ce dispositif, soutenu par la présidente de région, Valérie Pécresse (LR), a été approuvé, malgré l'opposition de la gauche et l'abstention du Front national.

Analyse des eaux usées des lycées pour détecter la drogue

La région va donc demander à chaque établissement "d'établir un diagnostic sur la consommation des substances addictives" et d'identifier les éventuels trafics à proximité des lycées. Pour les chefs d'établissement qui le souhaiteront, les tests de dépistage seront "des outils de diagnostic", menés sous couvert du secret médical. Leurs résultats ne seront pas transmis aux chefs d'établissement, mais uniquement à la famille ou au lycéen s'il est majeur.

La région a également adopté la possibilité de détecter la consommation de drogue par l'analyse des eaux usées des lycées. "Une détection totalement anonyme" qui donnera "une vision claire et objective" de la consommation dans chaque lycée, a assuré le groupe MoDem, à l'origine de l'amendement.

Vous êtes à nouveau en ligne