La réduction à 4 mois de la période d'abstinence des homosexuels pour donner leur sang "est une avancée", selon Jean-Luc Romero

Jean-Luc Romero, conseiller régional d\'Île-de-France et ambassadeur d\'Île-de-France sans sida, le 10 décembre 2016 à Monaco.
Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Île-de-France et ambassadeur d'Île-de-France sans sida, le 10 décembre 2016 à Monaco. (CYRIL DODERGNY / MAXPPP)

Mais le fait d'imposer une abstinence aux gays en raison de leur orientation sexuelle "pose toujours un problème", estime le conseiller régional d'Île-de-France.

Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Île-de-France, ambassadeur d'Île-de-France sans sida, président d'Élus locaux contre le Sida, a salué, mercredi 17 juillet sur franceinfo, la réduction à 4 mois contre 12 mois de la période d'abstinence des homosexuels pouvoir donner leur sang en France."

Bien sûr que c'est une avancée. On passe de un an à quatre mois, mais reste toujours cette période d'abstinence qui n'est pas demandée aux hétérosexuels et je pense que ça pose toujours un problème.Jean-Luc Romero, ambassadeur d'Île-de-France sans sidaà franceinfo

Le gouvernement envisage un alignement des conditions du don pour les homosexuels sur celles des hétérosexuels à l'horizon 2022. "Pourquoi attendre une fois de plus 2022 pour faire tomber cette discrimination alors qu'on a des exemples de pays qui ne discriminent pas les personnes parce qu'elles sont gays, mais interdisent de donner du sang quand vous avez des conduites à risque ?", s'interroge le conseiller régional.

Les autres pays ne font pas de distinction

En Europe, l'Espagne, l'Italie et le Portugal ont aligné les conditions pour les hétérosexuels et les homosexuels. "Le Portugal l'a fait récemment. Je ne vois pas pourquoi la France ne pourrait pas le faire. Je rappelle qu'en Espagne, au Portugal et en Italie il n'y a eu aucun scandale de sang contaminé", a-t-il souligné.

"Vous imaginez, notamment pour un jeune gay, lui demander d'être abstinent pendant quatre mois. C'est absolument absurde. Quelque part, c'est les empêcher d'une certaine manière de donner leur sang", a constaté Jean-Luc Romero.

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