Deux TGV s'arrêtent pour aider une passagère qui s'était trompée de train

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Un TGV qui s'arrête exceptionnellement pour débarquer une passagère montée dans le mauvais train et un second qui fait de même pour la récupérer, voilà l'incroyable et belle histoire du TGV Est il y a une semaine.

On connait l'adage : on entend beaucoup parler des trains qui arrivent en retard, et rarement de ceux qui arrivent à l'heure. Mais le train dont il est ici question n'est concerné par aucun de ces cas de figure. C'est un train qui se plie en quatre pour aider une passagère perdue.

L'histoire que relate l'Est Républicain  concerne le TGV Est reliant Paris à Nancy, elle s'est passée le vendredi 3 mars. A 21 heures gare de l'Est, deux TGV se côtoient sur un quai. L'un va à Nancy, l'autre à Reims. Dans le premier, Bernard Braun, un habitant de la banlieue nancéenne, se prépare à rentrer chez lui. Une dame en provenance des Antilles s'installe à côté de lui.

Elle monte dans le mauvais train

Après le départ du train, quand le haut-parleur annonce "destination Nancy" , la voisine de Bernard Braun s'inquiète. Peu accoutumée aux voyages en métropole, elle s'est trompée sur le quai et n'a pas pris le TGV pour Reims où elle est attendue. Elle va se retrouver à Nancy à 22 h 50 sans savoir où aller.

Voyant la dame en larmes, "inconsolable" , Bernard Braun lui propose d'alerter les contrôleurs. Lui qui parcourt près de 25.000 km par an en TGV n'a guère d'illusion : on n'arrête pas un TGV sans un motif exceptionnel. Mais il explique la situation aux contrôleurs.

Arrêt exceptionnel

C'est là que ce banal incident de voyage se transforme en belle histoire. Les contrôleurs s'en remettent au régulateur des trains, qui en moins d'une minute les rappelle avec une solution. Exceptionnellement, le TGV 2561 va s'arrêter en gare de Champagne-Ardennes pour débarquer l'infortunée passagère. Le train qu'elle aurait dû prendre, parti 15 minutes après de la gare de l'Est, s'arrêtera lui aussi pour la récupérer et la mener à destination.

En racontant cette aventure, Bernard Braun avoue "avoir été scié". Une semaine après il ne revient toujours pas que "les contrôleurs et le régulateur soient parvenus à faire arrêter deux TGV pour une petite dame en détresse" . Si la SNCF n'est pas toujours bien vue, pour cette passagère antillaise cette histoire incarne le slogan de l'entreprise ferroviaire : "à nous de vous faire préférer le train" .

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