Deux manifestations interdites samedi à Paris : les autorités restent vigilantes

(Xavier de Torres Maxppp)

La France a pris des mesures de sécurité anticipant un possible regain de colère de musulmans après la publication par un hebdomadaire de caricatures du prophète Mahomet, alors que les manifestations contre un film anti-islam s'étendent dans le monde. Deux manifestations ont été interdites dans la capitale samedi.

Les interdictions de manifester suffiront-elles ? Le préfet de police de Paris a rebouté
deux demandes de manifestations prévues samedi à Paris contre le film
anti-islam et les caricatures de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Des rassemblements qui devaient se tenir devant
la Grande Mosquée de Paris et sur le parvis du Trocadéro.

La première demande émane
d'un particulier. Un homme apparemment inconnu des services de police parisiens.
Il ne se réclame d'aucun mouvement et d'aucune organisation musulmane. La seconde
demande, elle aussi rejetée, est portée par un collectif d'associations : le
Collectif des associations musulmanes de France.

Le préfet suit l'avis de Jean-Marc
Ayrault
. Le Premier ministre estime qu'il n'y a "pas de raison qu'on
laisse dans notre pays venir des conflits qui ne concernent pas la France"
.

Les services de police parisiens en
alerte

Mais malgré
les interdictions de manifester, la police craint d'autres rassemblements à
Paris. Il y aurait des échanges intenses de messages électroniques pour
organiser des manifestations Place de la République ou aux abords de l'ambassade
des Etats-Unis. Les services de police se préparent
à un samedi agité. 

Deux hommes en garde à vue

Le week end dernier déjà, une manifestation non autorisée avait eu
lieu près de l'ambassade des Etats-Unis. Deux jeunes hommes, soupçonnés d'y avoir participé ont été placés
en garde à vue jeudi pour "participation à un attroupement armé" . Les deux manifestants, nés en 1989 et 1990, portaient, au
moment de leur interpellation, quatre torches d'allumage éclairantes et une
matraque télescopique.

Rappelons que participer à une manifestation non autorisée est passible de 7.500
euros d'amende et de six mois de prison.

 

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