Des biberons cancérigènes seraient toujours utilisés dans certains hôpitaux

Le ministère de la Santé a lancé, le 17 novembre 2011, une enquête sur certains biberons et tétines, qui seraient stérilisés avec un gaz classé cancérogène.
Le ministère de la Santé a lancé, le 17 novembre 2011, une enquête sur certains biberons et tétines, qui seraient stérilisés avec un gaz classé cancérogène. (LIESEL BOCKL / IMAGE SOURCE)

Selon "France Soir", l'hôpital de Troyes n'a reçu "aucune consigne ni directive" pour retirer les biberons et tétines stérilisés avec un gaz cancérigène.

Malgré l'ouverture, jeudi, d'une enquête administrative, certains biberons et tétines stérilisés avec un gaz cancérigène utilisés dans plusieurs maternités françaises, seraient toujours en circulation samedi 19 novembre. C'est notamment le cas à l'hôpital de Troyes, où la direction explique n’avoir "reçu aucune consigne, ni de directive émanant de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé", rapporte France Soir.

Vendredi, le ministère de la Santé avait pourtant annoncé que serait mise en place "une information immédiate des établissements de santé, par la Direction générale de l'offre de soins, en lien avec les Agences régionales de santé". Le ministère a également dit vouloir permettre "dès que possible le retrait" de ces biberons et tétines, grâce à un "déploiement progressif de solution alternatives", comme l'utilisation de nourettes (biberons préremplis) et "autres biberons à usage unique ou non".

Les produits incriminés sont distribués par deux fournisseurs belge et français, Beldico et CairLes conclusions de l'enquête, conduite notamment par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), devront être rendues au plus tard à la fin de l'année.

Toutefois, le ministère estime "qu'en l'état des connaissances actuellement disponibles, il ne semble pas que le non-suivi par les industriels de la réglementation puisse avoir des conséquences sanitaires avérées, compte tenu des durées et des doses d'exposition".

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