VIDEO. Le débat sur la congélation des ovocytes est relancé

France 3

De plus en plus de femmes passent la frontière pour avoir recours à la congélation d’ovocytes. Une équipe de France 3 est allée à la rencontre de l’une d’entre elles.

La congélation d’ovocytes n’est autorisée en France qu’en cas d’infertilité dans un couple et pour des raisons médicales. Pourtant, la demande augmente chez les femmes "sans problème". Une pratique autorisée dans plusieurs de nos pays voisins comme la Belgique, l’Espagne ou la Suisse.

En juin dernier, Garance, chef d'entreprise, a décidé de congeler ses ovocytes dans une clinique espagnole. Et pour cause, à 35 ans, elle n'avait pas encore rencontré le père de ses futurs enfants. "Un jour, l'horloge biologique vous saute au visage et là vous vous dites : qu'est-ce que je fais. Préserver ma fertilité, c'était décaler l'âge de la première grossesse, et surtout me laisser un peu plus de temps pour développer ma vie professionnelle, stabiliser ma vie personnelle, et accueillir un enfant dans les meilleures conditions possible". Son voyage en Espagne et l’intervention lui ont coûté 5 000 euros.

Chute de la fertilité à partir de 30 ans

Chez les femmes, la fertilité commence à chuter dès l'âge de 30 ans. Pire, selon la gynécologue Joëlle Belaïsch-Allart, le taux de grossesse après une fécondation in vitro (FIV) à 42 ans n'est que de 5 à 6%. Certains spécialistes n’hésitent plus à conseiller à leurs patientes de passer la frontière pour avoir recours à la congélation d’ovocytes.

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