VIDEO. 13h15. Calais : "Il faut régler ce problème avant qu'il y ait un drame"

De nombreux riverains de la "New Jungle" de Calais sont exaspérés par les dégâts causés par des migrants (bris de clôtures, vols de bois de chauffage…). Certains veulent assurer leur propre sécurité, d'autres s'y refusent car "on est en république". Extrait de "13h15 le samedi" du 6 février.

La "New Jungle" de Calais est un bidonville installé entre la Manche, l'autoroute A16 et le port. Il est le fruit du démantèlement des précédents camps de migrants par les autorités. Certains riverains commencent à perdre patience. L'un d'entre eux, voisin de Jean-François, propriétaire d'un centre équestre, a ainsi vu sa forêt pillée : "Regarde, il a pris ça dans mon bois… Ça, c'est à moi, tu l'as volé là-bas. Tu poses tout là… C'est pas à toi, c'est à moi !" dit-il à un migrant qui transporte des branches. Un deuxième migrant dépose également son chargement de bois de chauffage.

"C'est le Far West ici en ce moment", constate l'ancien champion d'équitation. Ses clôtures sont brisées presque chaque nuit par des migrants qui traversent son terrain pour rejoindre une zone de fret et les camions en partance vers l’Angleterre… A bout, comme d'autres Calaisiens, il a accepté de parler pour la première fois de sa situation au micro de la radio locale.

"On ne va pas commencer à faire la police nous-mêmes"

"On n'a rien contre ces gars-là. On n'a rien du tout contre eux, mais on ne peut pas laisser le Calaisis mourir. Il faut réguler ce problème. C'est plus qu'urgent, avant qu'il y ait un drame. Il y a des clandestins qui se font passer à tabac dans le Calaisis. On ne peut pas non plus tolérer cela. Combien va-t-il falloir de morts avant que monsieur Hollande ne vienne nous voir ?" affirme Jean-François au journaliste qui l'interroge.

De retour dans son centre équestre après son interview, Jean-François reçoit un appel : on lui propose de sécuriser ses terrains. "Si on commence à se défendre de cette façon, ça fait milice. Je n'ai pas de jugement sur ce que vous faites, j'ai des soucis à la maison, mais je ne peux pas vous laisser venir." Et il affirme, après avoir raccroché : "On est en république, on ne va pas commencer à faire la police nous-mêmes. C'est le genre de choses qu'il faut surtout éviter…"

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