Nouveau concours de "mini-miss" malgré la polémique

Des mini-miss participent à un concours en Alsace en 2010. 
Des mini-miss participent à un concours en Alsace en 2010.  ( MAXPPP)

Une quarantaine de fillettes de cinq à onze ans doivent participer samedi à Paris au concours des "mini-miss" France.

Le concours des "mini-miss" France aura bien lieu, à Paris. Une quarantaine de fillettes de 5 à 11 ans doivent y participer, samedi 14 décembre. Le spectre d'une interdiction planait pourtant. Et la menace a déclenché les foudres des parents des "mini-miss", nombreuses dans le Nord-pas-de-Calais notamment.

La ministre des Droits des femmes s'était prononcée pour une simple autorisation préalable. Mais mardi, Najat Vallaud-Belkacem, a durci le ton. Elle s'est dite favorable à une interdiction de ces concours aux moins de 13 ans et à un encadrement passant par un "système d'autorisation" pour les 13-18 ans. Elle estime "qu'il y a sujet à hypersexualisation des petites filles et une nécessité de se donner les outils pour contrôler cela" 

Les "mini-miss" futures bonnets rouges ?

"Faudra-t-il que les mini-miss retirent leur couronne pour les remplacer par des 'bonnets rouges' ?", s'interroge le Collectif des mamans des minis-miss en colère, dans un communiqué  mis en ligne sur la page Facebook du concours.

Le fondateur du concours des "mini-miss", Michel Le Parmentier, reprend les arguments des mères. Il dénonce, lui aussi, "un amalgame avec ce qui se fait aux Etats-Unis" et "une hypocrisie" alors que "des mannequins de 12, 13 ans sont autorisées à défiler pour de grands couturiers et à être photographiées pour vendre des produits pour adultes". Pas question de guêpière ou de rouge à lèvre pour les fillettes, "juste des paillettes dans les cheveux, du gloss transparent et de la poudre libre légère pour ne pas briller face aux caméras", insiste-t-il.

La menace pèse toujours. Le Sénat a voté en septembre un amendement, présenté par la sénatrice centriste Chantal Jouanno, prévoyant de les interdire aux moins de 16 ans et de punir les contrevenants de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende.

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