L'interdiction du port de signes religieux à Wissous Plage suspendue

Des femmes voilées marchent dans les rues de Sète (Hérault), le 4 décembre 2012.
Des femmes voilées marchent dans les rues de Sète (Hérault), le 4 décembre 2012. (MAXPPP)

La justice a suspendu le règlement de la mairie interdisant aux femmes voilées l'accès à l'opération Wissous Plage.

Les femmes voilées pourront se rendre à Wissous Plage. Le tribunal administratif de Versailles a suspendu samedi 12 juillet un règlement de la mairie UMP de Wissous (Essonne) interdisant le port de signes religieux sur l'opération estivale "Wissous Plage". Deux femmes ont même été expulsées des lieux. 

Le tribunal a été saisi dans le cadre d'un référé-liberté, une procédure dite d'urgence, par la préfecture de l'Essonne et par un groupe d'habitantes, soutenues par le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Ils contestaient la légalité de ce règlement, estimant que l'interdiction du port des signes religieux constituait "une discrimination religieuse", "violant les principes de la République".

Une décision temporaire

Le texte en question, adopté fin juin, s'inspire de la loi de 2004 sur le port du voile dans les établissements scolaires. D'après la municipalité, cette loi pouvait s'appliquer à Wissous Plage, qui est un établissement recevant du public (ERP) et pas un lieu public.

"Il s'agit d'appliquer le principe de laïcité. En aucun cas ce texte n'est une entrave à la pratique de la religion", a assuré lors de l'audience le maire Richard Trinquier, évoquant une "présence de plus en plus importante de signes religieux", faisant "obstacle au vivre ensemble".

La décision de suspendre le règlement reste toutefois provisoire, le juge des référés ne statuant pas sur le fond de l'affaire. Celle-ci devra faire l'objet d'une nouvelle audience devant la justice administrative.

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