Anonymisation des policiers : "La protection doit être complète"

(Après l'assassinat de policiers à Magnanville, les syndicats de policiers avaient réclamé l'anonymisation des procédures © Maxppp / James Hardy)

Depuis lundi, les policiers peuvent anonymiser les procédures de perquisitions et d'assignations à résidence en ne signant plus avec leur nom, mais avec leur matricule, afin de protéger leur vie privée. Mais pour Loic Fanouillère du syndicat Alliance, ce n'est pas suffisant.

Après l'assassinat d'un couple de policiers à leur domicile, à Magnanville dans les Yvelines, les syndicats de policiers avaient réclamé l'anonymisation des procédures ce qui permettrait de moins les repérer dans le cadre de leur vie privée. Objectif: que leur nom soit remplacé par leur matricule dans les actes qu'ils signent.

Première victoire hier, l'anonymisation a été autorisée, mais seulement pour les procédures administratives, soit les perquisitions et les assignations à résidence. Pour les actes judiciaires, les policiers ont toujours l'obligation de signer avec leur nom.

"On ne peut pas cloisonner la matière terroriste avec la délinquance, la criminalité..."

Loïc Fanouillère, du syndicat Alliance, est moyennement satisfait. D'après lui, il existe un risque global et face à cela et "la protection du policier doit être complète.  Les policiers ont un besoin très fort de protection, la police nationale a payé très cher l'exercice de son métier ".

Le syndicaliste policier demande donc plus : "Il faut qu'on passe une étape supplémentaire, le contexte aujourd'hui s'y prête de manière urgente ", mais il veut rassurer les inquiets.  "Bien évidemment le matricule identifie le policier, ce n'est pas la porte ouverte à n'importe quoi (...) anonymiser la procédure ça ne veut pas dire qu'on ne sait pas qui rédige ."

La protection des policiers "doit être complète" pour Loic Fanouillère, du syndicat Alliance - Interview par Jean-Philippe Deniau
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